P. Meyer, les Derniers troubadours de la Provence, p
forls'. (l'étaient d'ailleurs au l'ond les mêmes i^enres de chansons : ballades, rondeaux, pastourelles, tensons, sirventois, jeux partis, avec les diverses espèces d'entrelacements et môme quelquefois la recherche de rimes bizarres et difficiles en usage chez les troubadours'. Ktsi l'austérité de saint Louis, qui rep^ardait au fond des choses, s'accommodait peu de ces chants dont la frivolité était assurément le moindre défaut, si sa cour ne s'ouvrait aux ménestrels que par complaisance pour les seigneurs dont ils se faisaient les satellites, bien d'autres cours les attiraient parles témoignages de leur sympathie et les retenaient par leurs faveurs. A cet égard les cours de Cliampagne, d'Artois, de Flandre et de Hainaut, de Brabant^ pouvaient soutenir la comparaison avec celles d'Aix ou de Toulouse. Le Nord comme le Midi avait ses cours •d'amour, chose qu'il faudrait ranger parmi les fables si l'on } voulait voir un tribunal en règle, avec ses juges, ses procureurs ou procureuses, comme l'ont entendu certains auteurs qui ont écrit sur ce sujet, mais qu'on peut prendre pour un usage du temps, en la réduisant à des réunions poétiques, ou à des jugements rendus, pour ainsi dire, à l'amiable par des personnes prises pour arbitres sur telle ou telle subtilité de l'art d'aimer*. La comtesse de