Arlliur UinauXj t. UI, p. 381 etsuiv., el p
2. Voy. dArbois de JubainviUe, Hùtoirc des ducs el comtes de Champagne, l. IV, p. 660 elsuiv.; Tarbé, les Cliansonnicrs de Champagne aux douzième et treizième i^(,■cfc.^■ (Reims, 18.'>0, p. .xv-xvii. x.w-xxvi. l-lii.. avec les pièces qu'il a publiées à la suite) .Paulin Paris, dans Vllisloire liiléraire de la France, l. XXIII, p. 512 cl suiv.
bant, sa fille, qui épousa en 1274 Philippe le Hardi, fils de saint Louis'. Le comte d'iVrtois, frère de saint Louis, qui périt à IMansoura, avait laissé aussi des poésies, non point- des pastourelles, il est vrai, mais des morceaux inspirés d'une pensée pieuse et morale; et c'est à lui qu'Adenez avait dédié le Clromadès que je viens de mentionner. Ajoutons Charles d'Anjou lui-même, le conquérant du royaume de Naples, Pierre Mauclerc, comte de Bretagne qu'on n'eut pas soupçonné d'avoir imité le comte de Champagne en ce point.
Mais ce n'étaient pas seulement les seigneurs, c'étaient les bourgeoisies qui favorisaient ce mouvement poétique. Dans les principales villes du nord de la France, on avait établi des concours où les trouvères et les ménestrels venaient lire ou chanter leurs vers et se disputer les récompenses accordées aux meilleurs. C'est ce qu'on appelait des puysj non par un hommage à la ville du Puy-en-Vélay qui eut aussi, nous l'avons vu, de ces concours : car plusieurs de ceux du nord sont antérieurs ; mais par dérivation du mot podium, qui désignait une sorte de bal- " con, élevé dans la carea du théâtre antique. Il signifiait, dans la basse latinité, comme le mot puy dans le roman, une élévation, un tertre ; il put donc se dire de la tribune, de l'estrade oii ces sortes de jeux trouvèrent à s'installer et dont ils prirent le nom*. Le plus célèbre fut le Puy vercP ou puy d'amour
L Voyez ci-dessus, p. 266, et A. Dinaux, t. IV, p. 128-130, cf. t. lU,
2. Voy. Roquefort, de l'État de la poésie française dans les douzième et treizième siècles, p. 93, et Magnin, 4' article sur le Théâtre français moyen dge, (ieMM. Monmerqué et Francisque Michel, inséré dans le Journal des Savants, septembre 1846, p. 346.