‹ Saint Louis et son tempsChapitre 103 sur 207 · Puij verd, c'est un tertre de gazon · texte numérisé non relu

Puij verd, c'est un tertre de gazon

d'Arras'; mais il y eut, en ce tuiiips même ou un peu plus tard, de semblables concours: dans la môme province, à Béthune; dans la Flandre et dans le Hainaut, à Lille, à Douai, à Cand)rai, à Valenciennes; en Picardie, à Amiens, à Beauvais;en Normandie, à Caen, à Rouen, à Dieppe. Le vainqueur s'appelait // couronnés et en gardait quelquefois le surnom; il recevait en récompense quelque don suggéré par les titres de la sainte Vierge dans les litanies (rapprochement plus qu'étrange pour une poésie bien peu virginale): un cliapel de roses (rosa mystica), un vase d'honneur {vas honorabile), une éloile, un miroir, car c'était en l'honneur de la sainte Vierge que s'étaient formées ces associations ; c'est à ses fêtes qu'elles se réunissaient*.

11 ne peut être question d'énumérer ici tous les poètes connus (et le nombre des inconnus est plus grand'). Nous avons vu, en parlant du comte de Champagne, que comme lui beaucoup de nobles faisaient des chansons ; on en pourrait citer beaucoup d'exemples dans les autres contrées : l'Artois, la Flandre, le Hainaut, le Brabant, etc. Aux noms pris ci-dessus à la fin du douzième siècle joignons (îillebert de Berneville, charmant trouvère qui vécut dans la familiarité de Henri IH, duc de Brabant *, Jacques de Cysoing, Adam de Givency^; et ce n'est point en raison d'une prérogative hors de son lieu que je les nomme les premiers : on a remarqué avec justesse que les trouvères issus de familles nobles ont sur les

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