‹ Saint Louis et son tempsChapitre 109 sur 207 · Hist. littér., t. XIX, p. 776 et · texte numérisé non relu

Hist. littér., t. XIX, p. 776 et

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du six familles de récits; en Occident, il y en a deux : le poëme des Sept Sages (qni a de irraiids rapports avec le roman franr-ais en prose et ÏJIisloria scplem Sapientum) et le Dolopathos, mis en vers français par Herbert (1210-1225), d'après un roman latin dont l'auteur était Jean, moine de l'abbaye de llaute-Seille (M71)-1212>\

D'autres fobliaux, sans se refuser les emprunts à l'Orient ou à l'antiquité ont un caractère plus ori^Mnal. Quelques-uns attaquent les vices, comme le Casloiemcnt (enseignement) c/'w/i père à son fils, le • çons de morale mises en action par des exemples'; le chastiement des dames, traité purement didactique au contraire : c'est un cours de civilité féminine et plus honnête dans l'intention que dans les détails'; la Uouce partie (la couverture partagée) leçon énergique faite pour apprendre à l'homme ingrat envers son père que le châtiment l'attend dans son lils*.

1. Voyez, pour les versions orientale.; dérivées de l'original indien, le livre de M. Comparetti, Riserche intorno al libro di Sindibad (1869), et l'article de M. Gaston Paris, dans la Revue critique (1869, art. 232): pour les versions occidentales, que l'on regarde comme formées non sur un texte écrit venu de l'Orient, mais sur de simples récits, la prélace de M. de Monta iglon à son édition du Dolopathos de Herbeil {18ô6), la publication de M. H. Oesterley (1873), Johannis de alta Silva Dolopathos et le savant article dans lequel M. Gaston Paris rend compte de ce dernier ouvrage {Roma?iia, t. Il, j). .'i81).

2. Barbuzan el Méon, t. II, p. 39; cf. Ilist. littér., t. XIX, p. 826. On peut en rapprocher l'œuvre d'Etienne de Bourbon ou de BcUcville, dans le Beaujolais, frère prêclieur, compilation iiistorique avec un but moral {Hist. littér., t. XIX, p. 31); une imitation de Boëce par Simon de Fresnés, ibid., t. XVIII, p. 22; les Dits et sentences des philosophes, par Alars de Cambrai (Arthur Dinaux, t. 1, p. 73, et Roquefort, p. 232).

3. Barbazan et iMéon, t. II, p. 189; cf. Hist. littér., t. XJX, p. 833 et suiv. Je passe ces détails; en voici d'autres :

Gardez que vos iex n'essuez A celé fois que vous bevez A la nape, ne vostre nez.

4. Barbazan et Méon, t. IV, p. 472. Un homme dont le pore s'est dépouillé de ses biens pour le mieux marier l'a chassé de sa maison; tout ce qu'il accorde à ses prières, c'est de lui donner une couverture de

D'autres qui veulent être dévots ne sont pas toujours édifiants : témoin plusieurs des contes du prieur de Vic-sur-Aisne, Gaulier de Coincy, où la sainte Vierge qull prétend honorer se trouve plus d'une fois singulièrement compromise dans ses miracles'. Plusieurs sont de spirituelles boutades : comme saint Pierre et le jongleur^ et, dans le même genre, le Vilain qui conquist Paradis par plait^. D'autres mettent en scène, avec esprit^ quelque aventure plaisante : le Vilain mire (le paysan médecin*) d'où iMolière a tiré le Médecin malgré lui; le Vair Palefroi'", qui pourrait faire aussi une petite comédie. Un vieil oncle, chargé par son neveu àe lui demander une jeune fille en mariage, la demande et l'obtient pour lui-même; et c'est sur le cheval de son neveu qu'il la fait conduire à l'autel. Mais le cheval quitte le chemin de l'église pour regagner au galop la demeure de son maître. Il lui ramène sa fiancée et le vieil oncle arrive tout essoufflé quand déjà les noces ont été célébrées. J'en passe bien d'autres trouvés en France ou pris ailleurs*, mais tout pénétrés du sel gaulois,

chevai qu'il envoie chercher par son fils. L'enfant en rapporte une moitié. — Qu'as-tu fait de l'autre ? — Je l'ai gardée pour vous la donner quand vous serez vieux et que je vous chasserai à votre tour.

L Hist. litlér., t. XIX, p. 843 et suiv. On peut rapporter au même genre la Cort de Paradis, cour plénière tenue par Dieu, à l'occasion de la ■Toussaint, avec les présentations, les chants et les danses usités en pareil cas {Ibid., t. XVIII, p. 792).

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