‹ Saint Louis et son tempsChapitre 111 sur 207 · Ibid., p. 81(3 et suiv., notice du même auteur · texte numérisé non relu

Ibid., p. 81(3 et suiv., notice du même auteur

3. Sur Rutebeuf, voy. la préface d'Achille Jubinal à l'édition de ses (Euvres (Paris, 1839, 2 vol. in-8), et l'intéressante notice de M. P. Paris, dans 17/(i(. lillér. de la France, t. XX, p. 719 et suiv.

4. La Descorde de l'Université et des Jacobins. Œuvres de Rutebeuf, l. I, p. 151.

5. De Sainte-Église; le dit de Guillanme de Saint-Amour ; la Complainte maistre Guillaume de Saint-Amour. Œuvres de Rutebeuf, t. I, p. 245, 71, 78.

6. Le dit des Jacobins ; le dit des Cordeliers; le dit des Béguines; le dit des Règles ; la Bataille des vices contre les vertus, ou le dit de la Mensonge, 'ibid., p. 175, 180, 186, 189, 158 ; t. II, p. 5G-65.

7. Ibid., t. I, p. 196-202. On croit qu'il y iait la satire de la cour de Philippe le Haidi, fils de saint Louis. Yuy. la notice de M. Paulin Paris, llist. liUcr., t. XX, p. 756.

plusieurs écrits qu'on pourrait croire dévots parce qu'il y célèbre les miracles de la sainte Vierge, par exemple, le Secrestain {ssicrisia'in) et la Femme au Chevalier^. Il a aussi des morceaux d'une meilleure inspiration, comme le Dit MonaeigncurJoffroi de Sargine, oh. il célèbre le digne et héroïque compagnon de la première croisade de saint Louis. Chose étrange, c'est le poète mordant et badin qui fut, dans un temps oi:i l'on était devenu presque indifférent à la délivrance du saint tombeau, un des plus ardents promoteurs de la croisade. Dès 1262, il exhorte saint Louis à repasser la mer :

Rois de France qui avez miz Et vostre avoir et vos amis Et le cors por Dieu en prison, Or convient que vous i alliez Ou vous i envoiez de gent Sans espagnier or ne argent^.

La reprise de Constantinople par les Grecs sur les Latins (1261), la marche de Bibars contre les derniers établissements des chrétiens en Palestine, où Geoffroi de Sargine défendait Jaffa, lui firent pousser un nouveau cri d'alarme^ Plusieurs l'entendirent, entre autres Eudes de Nevers, fils du duc de Bourgogne, qui passa en Terre Sainte et y mourut de maladie. Rutebeuf le chanta dans une pièce où il excite le roi de France à Limiter, sans réfléchir que saint Louis, dans le délabrement de sa santé, avait bien

1. Œuvres, t. I, p. 302. Il a fait quelques autres contes ou chants pieux d'un caractère mieux soutenu : Zes Neuf joies Notre-Dame (t. II, p. 9); laVoie du l'aradis (p. 24); la Leclion dliypocrisie et d'humilité (p. 66) ; la Vie Sainte Marie l'Égyptienne (p. lOG) ; la Vie sainte Étisabel {p. 1.Ô2). Nous parlerons plus loin de son Miracle de Théophile. Voyez la notice de M. P. Paris, l. l., p. 772 et suiv.

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