‹ Saint Louis et son tempsChapitre 112 sur 207 · Complainte de Constantinople, t. I, p · texte numérisé non relu

Complainte de Constantinople, t. I, p

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plus du cliances encore d) siiecoiiiijer (jue le jeune prince^ Kt du reste dans le même temps (juil prêchait le voyage de Palestine, il en détournait en quelque sorte, en plaçant au premier rang des indulgences celles qu'on pouvait gagner dans le royaume de Naples à la suite de Charles d'Anjou*. Quand saint Louis se fut résolu à la funeste entreprise dont nous aurons à parler plus tard, Huteheuf reprit le thème de la Croisade et chercha à y entraîner les chevaliers et le peuple : il le fit dans une pièce intitulée la Despulation du Croisié cl du iJf'scroisié^, qu'il paraît avoir' livrée aux jongleurs pour être chantée partout en forme de prédication : pièce où les arguments pour et contre la croisade sont exposés avec une grande impartialité, et où l'on serait tenté de croire qu'il lui est contraire au fond, tant il la combat fortement, tout en couvrant sa pensée par la conclusion qui lui est favorable; carie Descroisie, l'adversaire de la croisade, se déclare vaincu et prend la croix. j\iais si l'on entre bien dans l'esprit du temps, on s'assure que c'était là aussi la résolution que Rutebeuf voulait faire prendre aux plus récalcitrants. Quoi qu'il en soit, l'événement montrera qu'il n'entraîna pas beaucoup de monde.

Après le funèbre résultat de la Croisade, on le voit rendre un dernier hommage, sinon au roi, du moins à plusieurs des royales victimes : Thibaut de Champagne, roi de Navarre, Alfonse de Poitiers'.

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