‹ Saint Louis et son tempsChapitre 115 sur 207 · Études sur les Uystèret, p · texte numérisé non relu

Études sur les Uystèret, p

2 Paulin Paris, notice de J. Bodel dans ÏHist. littér., l. XX. p. 611; Arthur Dinaux, Trouvères, eic, t. III, p. 261. Mahaut, danje de Tenremonde, avait épousé avant 1190 Guillaume de Béthune, qui alla à la croisade de Constantinople, en revint en 1205 et mourut lo 13 avril 1213. Mahaut de Béihunî, qui lui survécut onze ans, retint, dit Duchesne, le litre d'avouée de Béthune au commencement de sa nduilé. Sa petile-fille, Mahaut de Béthune, héritière des seigneuries de Béthune, de Tenremonde et de Warneton et des avoueries d'Arras et de Saint-Bavon de Gand, épousa, en 1245, Guillaume de Darapierre, comte de Flandre. (Duchesne, Hist. généalog. de '.a maison de Béthune, p. 167. 172, 177 cl 220-222.)

3. Ch. Magnin, qui rappelle sur Jean Bodel les opinions contraires de

Avec la pièce de Jean Bodel qui, par une scène au moins et par les deux vers que nous avons cités, prélude dignement à la tragédie en France, le siècle de saint Louis vit paraître la première comédie et ce qu'on pourrait appeler le premier opéra-comique, tous deux d'un autre poëte d'Arras, Adam de la Halle ou le Bossu d'Arras*. La ville d'Arras était la grande ville littéraire du Nord, et ses puys d'amour pouvaient prêter leurs scènes à des représentations qui, cette fois, eussent été déplacées même aux portes des églises ^ Les deux pièces d'Adam de la Halle sont : le jeu du mariage Adam ou de la feuillie et le jeu de Robin et Marion. Le premier, représenté en 1262, est une comédie dans le genre de l'ancienne comédie chez les Grecs. L'auteur y met en scène, dans une revue satirique, des personnes de la ville qui pourraient assister à la représentation, à commencer par lui-même, son père et sa femme, avec un naturel qui a fait prendre ce jeu bien à tort pour un chapitre de sa biographie, mais aussi avec un assaisonnement de mots tout aristophanesques dont les qualités de la pièce ne rachètent pas la crudité. Il y a d'ailleurs dans cette étrange composition, où la féerie vient à la fin se mêler à la comédie, un entrain, une verve quelquefois, qui fait bien augurer de l'avenir de la comédie parmi nous'. L'autre pièce fut

MM. Paulin Paris et Onésime Leroy, ne croit pas avec 0. Leroy qu'il s'agisse de la bataille de Mansoura; mais il ne pense pas non plus avec M. Paulin Paris que Jean Bodel ait été relégué dès 1203 dans la léproserie de Meulan. Il reporte plus volontiers cette triste retraite è 1224. {Journal des Savants, août 1846.)

L • On m'apele Bochu, mes je ne le sui mie, » dit-il, acceptant le surnom mais non la chose.

2. Les jeux - par personnages » y devinrent l'exercice favori. Voy. Ch. Magnin, Journal des Savants, septembre 1846.

3. Voy. Paulin Paris, notice d'Adam de la Halle, dans VHist. littér., t. XX, p. 638 et suiv.; Ch. Magnin, dans un article sur le Théâtre français au moyen âge de M.\I. Monmerqué et Francisque Michel, qui ont publié

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composée vingt ans plus tard au delà des limites du règne de saint Louis et sur une terre étrangère devenue française, à Naples où le poëte avait accompagné le comte d'Artois, envoyé pour venger son oncle des Vêpres siciliennes. C'est une j)astourelle mise en action avec une conclusion fort différente des pastourelles en général, et c'est ce qui fit qu'elle pouvait être représentée et qu'elle le fut avec succès. Le dessin est d'un trait vif et léger, la figure de Marion est charmante, celle de Robin, pleine de naturel, et s'il y a quelques passages grossiers encore, Cli. Magnin aime à croire qu'ils ne se trouvaient pas dans la représentation donnée à la cour de Naples ; qu'ils ont pu être ajoutés après la mort de l'auteur, comme un fruit de terroir, pour le public tout différent d'Arras'. Le jeu du Pèlerin, rattaché comme prologue à ce jeu, est peut-être de l'auteiir qui lui fit subir cette révision*. C'est aussi un peu après le règne de saint Louis qu'il faut placer le miracle de saint Théophile, par Rutebeuf : sujet qui offrait au poëte l'occasion de s'inspirer beaucoup moins des sentiments de piété qu'il avait pu montrer en traitant divers sujets religieux, que de la satire où il était passé maître. Un prêtre qui renie Dieu par orgueil et se voue au diable fournissait, même après qu'il a expié sa faute par la pénitence, un trop beau thème à ce champion de l'Université contre les ordres religieux.

Le théâtre, par la musique, nous conduit aux beaux-arts.

et traduit les deux pitxes {Journal des Savants, aoùl 1846), et Arthur l)inaux, Trouvères, etc., t. I, p. 45 et suiv.

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