‹ Saint Louis et son tempsChapitre 131 sur 207 · Id., an. Sculpture, t. VIII, p. 103 et suiv · texte numérisé non relu

Id., an. Sculpture, t. VIII, p. 103 et suiv

2. M. ViolIet-le-Duc admire la finesse avec laquelle les ccolei^ du douzième siècle reproduisaient le caraclcre des types humains (ibid., p. 120). M. Amaury Duval, moins admirateur, se réduit à prendre la cause non des images, mais des personnes. Il prévient le lecteur qu'on ne doit pas

tins, ses chapiteaux de feuillage, elle en prit le modèle dans la flore des champs ou des bois^

Ce fut une véritable émancipation et le principe d'un progrès indéfini : car, du moment qu'on imite la nature, on n'est plus asservi à un type, on est libre. Aussi ces progrès furent-ils rapides : ils furent hâtés encore par la transformation qui s'opéra dans la construction des cathédrales et par la révolution qui, sans éclat et sans bruit, introduisit les hommes sortis de la vie civile dans la pratique des arts.

La statuaire, formée au onzième et au douzième siècle à l'école de Byrantins, n'a plus rien qui en tienne dans les premières années du treizième siècle : « Faire sortir, dit M. Viollet-le-J)uc, un art libre poursuivant le progrès par Tétude de la nature, en prenant un art hiératique pour point de départ, c'est ce que firent avec un incomparable succès les Athéniens de l'antiquité. Des sculptures dites Éginétiques, c'est-à-dire empreintes encore profondément d'un caractère hiératique, aux sculptures de Phidias, il y a vingt-cinq ou trente ans. — Or nous voyons en France le même phénomène se produire. Des statues de Chartres, de Corbeil, de Notre-Dame de Paris (porte Sainte-Anne, porte de droite de la façade occidentale *) à la statuaire du portail occidental de la cathédrale de Paris il y a un intervalle de cinquante ans environ, et le pas franchi est immense ^ »

juger les hommes de ce temps-là sur leur représentation, et il demande qu'on ne leur suppose pas la gravité niaise et l'air de gaucherie, qui sont tout ce qu'il accorde à leurs figures. {Histoire littéraire, t. XVI, p. 315.)

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