‹ Saint Louis et son tempsChapitre 132 sur 207 · VioUet-le-Duc, ibid., t. VIII, p. 107 et suiv · texte numérisé non relu

VioUet-le-Duc, ibid., t. VIII, p. 107 et suiv

2. Les bas-reliefs du tympan et une partie des voussures de la porte Sainte-Anne proviennent des travaux exécutés vers 1140 par Etienne Garlande, archidiacre, à l'église de la Vierge, que remplaça la cathédrale commencée par l'évéque Maurice de Sully vers 1160 [ibid., t. II, p. 285).

3. Ibid., t. VIJI, p. 126. Cf. Labarte, Histoire des arts industriels, t. I p. 95.

Une tendance nouvelle se manifeste et dans le choix des sujets et dans la manière de les traiter. On ne se borne plus à reproduire les légendes étroites de la Madeleine, de saint Antoine, de saint Benoît; on puise largement aux sources vivifiantes de l'Ancien et du Nouveau Testament ou des traditions qui s'y rattachent, comme celles qui regardent la sainte Vierge. Quelquefois aussi, pour la décoration extérieure, on fait emprunt au\ moralités populaires des fabliaux'. Dans les représentations des vertus et des vices, on ne rend plus seulement le fait brutal, mais l'idée. Borné au jeu des physionomies (\e nu n'étant pas plus figuré en général qu'il ne se montrait en public), l'artiste sait en reproduire l'expression sans rien de forcé. Moine ou laïque, il s'élève au plus pur sentiment du caractère religieux. Les figures d'anges ont sur un grand nombre de monuments un air vraiment céleste : « Si nous nous attachons à l'exécution de cette statuaire, dit 31. Viollet-le-Duc, nous trouvons ce faire large, simple, presque insaisissable, des belles œuvres grecques. C'est la même sobriété de moyens, le même sacrifice de détails, la même souplesse et la même fermeté à la fois dans la fîiçon de modeler les nus* » Si d'ailleurs les nus se réduisent le plus souvent aux mains et aux figures, l'artiste nous dédommage de ce qu'il nous dérobe du corps humain en représentant le personnage vêtu avec un naturel que l'étude du nu a trop souvent fait oublier; et la draperie, qui, au commencement, a la rigidité des formes byzantines, no tarde point à acquérir de la souplesse sans rien perdre de sa dignité'.

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