‹ Saint Louis et son tempsChapitre 133 sur 207 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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La composition n'a pas fait moins de progrès que le modelé. Quelques bas-reliefs de la fm du douzième siècle sont conçus dans un sentiment dramatique très-prononcé'. Quoi de plus énergique, par exemple, que cette figure nue de la Mort, montée sur le cheval de l'Apocalypse et, d'un air impassible, regardant tomber derrière elle l'homme qu'elle a touché? Cette scène entière tient tout juste l'espace que le cheval occupe dans la partie droite des voussures du portail central de Notre-Dame de Paris. La composition de la porte gauche de la même façade, dite de la Vierge, est une composition complète et des mieux réussies. M. Viollet-le-Duc, qui en porte ce jugement, range aussi les bas-reliefs du portail sud, représentant la légende de saint Etienne (1257), parmi les œuvres les plus remarquables du milieu du treizième siècle \

Ce qu'on vient de voir pour la statuaire peut s'appliquer à la sculpture d'ornement : c'étaient les deux parties d'un même art, et souvent l'occupation d'un même artiste. D'abord elle se borne à reproduire les modèles byzantins, volutes ou figures d'animaux : c'est ce qu'on voit dans les diverses écoles du onzième siècle ; et parmi ces figures on retrouve dans l'Ouest certaines formes étranges, oii l'on a cru pouvoir signaler la trace d'un art plus Scandinave que grec. Puis, cette reproduction, servile à l'origine, prend

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