‹ Saint Louis et son tempsChapitre 134 sur 207 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

•2. Ibid., t. VIII, p. 168. Cf. Labarte, Histoire des arts industriels, t. 1, p. 95. Ce portail, on l'a vu, fut élevé sous la direction de Jean de Cbelles, à qui l'on doit rapporter la belle rose que l'on y admire. WiUemin l'a reproduite {Monuments français pour servir à Vhistoire des arts et coutumes civils et militaires, etc., 2 vol. in-folio, Paris, 1825, pi. LXXXIV;. Il a donné aussi le grand portail de la cathédrale de Chartres (t, I, pi LIV), et, en particulier, le portique septentrional (t. I, pi. LXXXl) et le portique correspondant (pi. LXXXIi). Il fait ressortir le caractère grandiose et sévère du premier.

des allures plus indépendantes dans l'école de Cliiny'. Enliii on n'imite plus que la nature; et l'art, avec une plus i-Tande variété dans le choix du reuillaji;e qu'il reproduit, acquiert une liberté d'allure et une éléj^^ance jus([ue-là inconnue'. C'est encore l'école de Cluny qui commence', suivie et dépassée bientôt par les artistes laïques. C'est en ce moment que l'ornementation s'identifie pleinement avec l'architecture*. M. Viollet-le-Duc place l'apogée de la sculpture au moyen âge, pour ces deux branches en même temps, vers la fin du douzième et le commencement du treizième siècle, quand la tradition romaine a disparu et que la recherche de la réalité n'exerce pas encore un empire absolu, à l'époque où l'on construit la net' et la partie inférieure de la façade de Notre-Dame de Paris, la cathédrale de Laon, l'œuvre basse du chœur de la cathédrale de Rouen, une partie de celle de Lisieux, les chœurs des églises abbatiales de Saint-llenii de Reims, de Saint-Leu d'Esserent, d'Eu, de Vezelay^ La flore qu'ils empruntaient à la nature leur offrait dans sa variété l'avantage de donner à leur ornementation l'échelle que la place exigeait*. Et ils ne se bornaient pas à cette diversité de feuillage, qui est en si parfait contraste avec l'uniformité des chapiteaux grecs ; ils en revenaient à y enlacer capricieusement ces animaux que l'art byzantin leur' avait donnés autrefois et qu'ils avaient délaissés; mais ils les reprenaient avec une habileté de main et un naturel, même pour des êtres de fantaisie, que

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