Ibid , p
les Byzantins ne leur avaient point enseignés* : « Au milieu du règne de saint Louis, vers 1240, dit M. Viollet-le-Duc, il se produit dans la sculpture d'ornement, comme dans la statuaire, un véritable épanouissement.... A dater de 1250, l'art est formé.... Il réunit alors au style élevé, à la sobriété des moyens, à l'entente de la composition une exécution excellente et une dose de naturalisme qui laisse encore un champ large à l'idéal'. »
Si le progrès ne se continue pas, on peut dire que l'art se soutient encore quelque temps à la hauteur où il est arrivé, et il ne cesse de montrer cette puissance de production qui fait que la France, après tant de destructions de toute sorte, possède encore aujourd'hui plus de modèles de la statuaire au moyen âge que l'Italie, l'Allemagne, l'Angleterre et l'Espagne réunies '.
La sculpture ne se bornait pas à travailler avec l'architecture au gros œuvre des églises ; elle . les décorait encore de diverses sortes par les accessoires dont elles les remplissait : les autels, les jubés*, les chaires'', les stalles, les dais qui recouvraient les images des saints, les tombeaux qui renfermaient les restes des morts : sarcophages apparents ou pierres