‹ Saint Louis et son tempsChapitre 136 sur 207 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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4. « Ce ne fut que vers le milieu du Ireizième siècle, dit M. Violletle-Duc, que les évêques ou les chapitres firent élever des jubés devant le chœur des calhédrales. >. [Diciionnaii e d'orchitechire, t. VI, p. 148.

5. C'est aussi au treizième siècle, sous l'influence de la prédication plus active des dominicains et des franciscains que les chaires devinrent fixes et commencèrent à entrer dans la construction des églises. Jusquelà, on s'était généralement contenté des deux ambons élevés à l'entrée du chœur, où on lisait l'épiti'e ; quelquefois on recourait à un pupitre ou estrade mobile. On vit depuis le"? chaires placées en encorbellement contre les murailles, avec escalier pratiqué dans l'épaisseur du mur. Voyez VioUet-le-Duc, p. 406-410, au mot Chaire.

avec fijjjures en demi-relief, qui souvent étaient exécutées en bronze coulé ou en cuivre repoussé'. I.e moyen âge, en effet, ne s'est point borné à sculpter le marbre, ralbûtre, la pierre, le bois ou l'ivoire*; il a su employer le bronze; malbeureusement très-peu d'échantillons nous en sont restés'. La pierre ou le bois, quoique plus naturellement périssables, ont plus de chances de durer: on hésite, môme aux temps barbal'es, à détruire une image pour en faire de la chaux ou de la cendre; mais le métal, en raison même de son prix, court plus de péril, et les siècles les plus civilisés ont des jours de barbarie que les époques les plus barbares n'ont point égalés.

1. Le tombeau de Dagoberl, à Saint-Denis, refait par saint Louis, est regardé comme un des monuments les plus curieux de cette époque. Transporté après la Révolution au musée des Monumenis français, il a été rendu à l'église et se voit aujourd'hui à l'entrée du sanctuaire, côté île l'Épîlre, place qu'il occupait primitivement. Voyez-en la description et la figure dans M. Viollet-le-Duc, L L, t. IX. p" 32-3ô. — Entre 1230 et 1240, saint Louis fit refaire toutes les images des tois, ses prédécesseurs, ensevelis à Saint-Denis. Les statues sont d'un beau travail; elles ont, comme on le pense bien, le costume du temps où on les a refaites. (Viollet Le Duc, l. L, t. III, p. 51.) — Richer, religieux bénédictin, a décrit plusieurs sarcophages dans sa Chronique, où l'on trouve des détails précieux sur Fart français au treizième siècle. (Voy. Histoire littéraire, t. XIX, p. 80.)

2. Cf. Amaury Duval. Histoire littéraire, t. XVI, p. 316. Sur la sculpture en bois au treizième siècle, voy. Labarte, Hist. des arts industriels, t. I, p. 156. Pour la sculpture en ivoire, il cite le groupe du Couronnement de la Vierge (conservé au Louvre), qui est de l'époque de saint Louis : « Simplicité de la composition, recherche de la vérité des formes, justesse dans les inflexions du corps, imitation de la vie, expression juste des traits du visage, naturel dans le développement des draperies : telles sont les qualités qu'on se plaît à reconnaître dans cet'.e œuvre remarquable. » {Ibid., t. T, p. 123 ) On peut citer également une belle statuette de la Vierge assise avec TEnfant Jésus, de la Collection Basilewsky (hauteur 0,225). Catal. raisonné, pi. XV.

3. M. VioUel-le-Duc signale les deux tombes de la cathédrale d'Amiens comme des chefs-d'œuvre de fonte (i. /., t. VIII, p. 252). Cf. Willemin ,. t. L, t. I. p. 90.

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La Peinture.

La peinture était au moyen âge en alliance étroite avec l'architecture et la sculpture, alliance si intime qu'elle s'appliquait aux œuvres de l'une et de l'autre : ce en quoi on a signalé une analogie de plus avec l'antiquité grecque. Si intérieurs qu'on les suppose et qu'ils soient aux peintres de la Renaissance, les peintres du moyen âge ont eu cependant le mérite de comprendre qu'on ne peint pas un mur comme une toile. Ils voyaient dans cette sorte de peinture, soit qu'elle figurât des scènes, soit qu'elle ne se composât que d'ornements, une surface qui devait toujours paraître plane, solide, qui était destinée non à produire une ilUusion, mais une harmonie'.

Les Byzantins furent leurs premiers maîtres, tant pour les sujets que pour la façon de les rendre, .c Dans la peinture de sujet, chaque figure présente une silhouette se détachant en vigueur sur un fond clair, ou en clair sur un fond sombre', et rehaussée seulement de traits qui indiquent les formes, les plis des draperies, les Iméaments intérieurs*. » Mais dans ces tableaux, dès le onzième siècle, les figures ont une vérité d'expression, de mouvement, qu'on ne retrouve pas au même degré dans les peintures byzantines du même temps ^

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