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que pour nminlenir l'harmonie ou fut auiené à tempérer l'éclat des vitraux. A partir du milieu du treizième siècle^ un grand nombre sont en grisailles'.
La peinture décorative^ qui dispose de l'étendue entière de l'édifice, a bien aussi ses difficultés : bien ou mal employée, elle peut en agrandir ou en altérer les proportions. « C'est une fée, dit !M. Viollet-le-I)ue, qui prodigue le bien ou le mal, mais qui ne demeure jamais indifférente'. » Il serait téméraire d'affirmer qu'au moyen âge elle n'a jamais prodigué que le bien; mais M. Viollet-le-Duc est autorisé à dire que « les peintres décorateurs de cette époque ont poussé aussi loin que possible la connaissance de la valeur des tons, de leur influence, de leur harmonie'. » Quant à la peinture extérieure, elle -était appliquée même sur les façades des cathédrales : non point de haut en bas, mais dans des parties distinctes que l'artiste voulait par là mettre |)lus en lumière. On avait décoré ainsi môme la grande façade de Notre- Dame*. Nous avons peine à croire que cette enluminure égalât en effet l'impression de majesté qu'elle produit aujourd'hui dans son imposante nudité.
1. Ibid., p. "7. « Les peintres du douzième siècle employafent plusieurs sortes de peintures. La peinture à Fresque, la peinture à la cùile, à l'œuf, et la peinture à l'huile. Cette dernière, faute d'un siccatif, n'était toutefois employée que pour de petits ouvrage».... Au treizième siècle, on dut renoncer à la peinture à fresque. Divers procédés furent employés. Les plus communs sont la peinture à l'œuf, sorte de détrempe légère et solide; la peinture ù la c&Ue de peau ou à la colle d'os, également très-durable lorsqu'elle n'est pas soumise à l'humidité. La plus solide est la peinture à la résine dissoute dans un alcool ; mais ce procédé assez dispendieux n'était employé que pour des travaux délicats.... La peinture à la gomme, employée au douzième siècle, paraît avoir été fréquemment pratiquée par les peintres du treizième siècle pour les mêmes objets, tels que retables, boiseries, etc. (ibid., t. VII, p. 75-76). »