Ibid., t. I, p
cle encyclopédique qui renferme non-seulement toute la nature créée, mais encore les passions, les vertus, les vices et l'histoire de Thumanité'. >' Et il donne pour exemple les grandes cathédrales qui oiYrent un ensemble de sculptures à peu près complet, Paris, Reims, Amiens, (Chartres: la statuaire occupanttout l'extérieur; à l'intérieur, la peinture et les verrières retraçant à leur tour dans le chœur les scènes de la Passion ; dans la chapelle du chevet, la légende de la sainte Vierge; dans les bas côtés, celles des saints*. Le sol même avait ses figures : au centre le labyrinthe qui était, au moyen âge, à j)eu près l'équivalent de ce qu'est aujourd'hui le chemin delà croix, une manière de faire, sans sortir de l'église, le pèlerinage de la Terre Sainte*. Sur le dallage Mes signes de zodiaque, parfois même des scènes de l'Ancien Testament, ou des représentations empruntées aux bestiaires; autour du sanctuaire les tapisseries et les voiles, les stalles rangées des deux côtés du chœur, et les tombeaux couchés le long des murs des chapelles'.
Pour clore cet aperçu des arts du dessin, je ne saurais mieux faire que de citer encore quelques pa-
1. Viollet-le-Duc, t. II, p. 386.— M. I.assus retrouve dans les raille huit cent quatorze figures de la cathédrale de Chartres tout un drame en quatre parties dont il suit le développement depuis la chute d'Adam jusqu'au jugement dernier. (Lassus, Album de Villart de Honnecourt . où il renvoie au rapport de Didron à M. de Salvandy sur l'iconographie de la cathédrale de Chartres.)