‹ Saint Louis et son tempsChapitre 144 sur 207 · Viollet-le-Duc, ibid., t. Il, p. :58i-, et suiv · texte numérisé non relu

Viollet-le-Duc, ibid., t. Il, p. :58i-, et suiv

:i. Lassus, Album de Villart de Htmnecourl. p. 83.

4. L'ancienne mosaïque de petites pierres ou de verres colorés avait été remplacée par un assemblage de terre cuile de couleurs différentes et de Firmes appropriées. Ce dallage se fit plus économiquement par des bri- (]u<"-; incrustées d'une terre d'autre couleur. On imprimait par estampille le dessin sur la terre molle ; on remplissait le creux d'une autre terre (terre blanche généralement sur terre rouge), et l'on recouvrait le tout d'un émail transparent. Voy. Violiet-le-Duc, t. II, p. 26.i, t. V, p. 10, et Labarte, t. IV p. 480-481 (I" édition)

.'>. VioUet-le-Duc, t. II, p. 391 et suiv.; Gailhabaud, t. IV; Amaury Duval, Hixtoire littéraire de la France, t. XVI, p. 322.

rôles de l'auteur de qui j'en ai pris les traits principaux :

« Les écoles laïques qui, dès la fin du douzième siècle, s'emparèrent de la culture des arts, étaient parties d'un bon principe : solidarité entre les œuvres concourant à un ensemble monumental et étude réfléchie de la nature. Si ces écoles subirent à certains moments les influences de la mode, ces écarts ne les détournaient pas de cette étude constante. C'était dans leur propre fonds qu'elles puisaient, non dans l'imitation d'arts étrangers à leur essence. Elles ne se faisaient ni grecques, ni romaines, ni byzantines, ni allemandes ; elles suivaient leur voie, elles vivaient dans leur temps et leur temps les comprenait. C'était là une force, la force qui avait soutenu l'art grec. Si prévenu que l'on soit contre la sculpture du moyen âge, on ne saurait méconnaître son originalité : cette qualité suffit pour lui donner un rang élevé dans l'histoire des arts'. »

Les Arts industriels.

L'architecture et ses fidèles alliées, la sculpture et la peinture, n'avaient pu prendre un pareil développement sans entraîner dans leurs progrès les métiers qui sont les auxiliaires nécessaires de l'art de bâtir, la menuiserie, l'ébénisterie, la serrurerie.

Nous avons mentionné les autels, les stalles. Les autels commencent à sortir de la simplicité qu'ils avaient gardée jusqu'au douzième siècle. Les retables

L Viollet-le-Duc, ibid., t. VIIl, p. 272.

qui n'y sont pas encore à demeure, mais qu'un y place pour l'exposition des reliques, prennent une forme plus élégante'. Les stalles, le trône épiscopal sont sculptés dans le style des nouvelles églises. Les portes mernes auront leurs ornements*. « Toute nécessité, a dit M. VioUel-le-Duc, était motif* de décoration. » Quand on avait besoin de recourir au fer, on ne s'en cachait pas : de là ces larges pentures curieusement travaillées, qui faisaient la force et la beauté des portes ; ces ancres aux courbes variées qui reliaient les poutres aux murs dans les constructions monastiques ou civiles*. L'orfèvrerie n'avait pas moins à faire pour le service du culte. Saint Eloi comptait sous son patronage au treizième siècle des disciples plus habiles qu'il ne l'était lui-même, sans doute, et assurément que ne le pouvaient être ceux qu'il avait formés. Les sculpteurs qui avaient peuplé de leurs statues les portails et les galeries des cathédrales ne dédaignaient pas de se faire orfèvres, attirés par les mesures libérales qui réglementaient cette corporation, comme par le profit qu'ils y pouvaient trouver.

A la différence de tous les autres corps de métiers, celui des orfèvres était ouvert, sans redevance pécuniaire, à tous ceux qui se montraient en état de pratiquer leur art. On ne leur demandait que d'observer les us et coutumes du métier :

1. Gailhabaud, t. IV; Cf. VioUet Le Duc, Dictionnaire du mobilier, t. I, p. 228; Labarte, t. I, p. 156.

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