VioUel-le-Buc, Diction atre du mobilier, t. I, p
4. Voy. ibid., p. 247, fig. 2, l'image d'une petite tour en bois du treizième siècle, posant sur un pied, et p. 250, fig. 6, l'image d'une colombe susoendue. Cl'. Labartc, t. IV, p. 650. Je cite le tome IV d'après la première édition, la seconde n'en étant arrivée qu'au t. 111.
avant le quatorzième siècle; — les croix, les crosses \
Tous ces objets n'étaient pas en or ou en argent. Les croix, les crosses étaient souvent en bronze^ ; de même les vases à brûler Vencens, qui primitivement étaient des cassolettes et qui sont devenus, dès avant le treizième siècle, comme de petits monuments^; les béniliers, qui servaient à l'aspersion; les candélabres et les lampadaires ; le lutrin, placé au milieu du choeur*; les fonts baptismaux à l'entrée de l'église \ La substitution que l'on fit du cuivre à l'or et à l'argent n'est pas à regretter. Plus le métal a de prix, plus il peut porter malheur à l'objet fabriqué. Plusieurs siècles ne passent point sans qu'on ait à traverser des temps de misère ou de vandalisme, et il y a aussi, dans les temps ordinaires, le vandalisme de la mode qui n'est pas moins destructeur^ On ne veut pas perdre le prix de la matière, et l'objet qui, pas-
1. Labarte, l. l., p. 633-665, et VioUet-le-Duc, Dictionnaire du mobilier,t. II (Ustensiles), sous ces différents mots. Voy. un beau ciboire en émail, champlevé limousin de la fin du treizième siècle, dans la Collection Basilewskl, Catalogue raisonné, pi. XXII; un calice de l'église de Saint-Remi, de Reims. (Paul Lacroix et Ferd. Seré, le Moyen âge et la Renaissance, t. III.)
2. Voy. une belle crosse du treizième siècle dansWilleœin, t. I, pi. 107 et une croix processionnelle exécutée sous saint Louis et donnée par lui aux Grands Carmes, dans le Musée des monuments français de Lenoir t. I p. 210, pi. 35; Lacroix et Seré^ l. l.
3. Labarte, t. IV, p. G'i. Voy. la représentation d'un encensoir du treizième siècle, de Menne en Westphalie, ibid., p. 147.
4. Les lutrins au treizième siècle n'avaient pas la forme monumental qu'on leur a donnée depuis. C'était souvent comme un pliant à tiges inégales recouvert d'un drap. On en voit une représentation dans une miniature du Psautier de saint Louis (Bibl. nat., F. latin, n" 10525, 1° 192). Cf. Gailhabaud, t. IV. I\I. VioUet-le-Duc avance que ras un dos lutrins existants aujourd'hui ne remonte au delà du quinzième siècle {Dict. du mobilier, t. I, p. 158).
5. VioUet-le-Duc, Dict. d'archit., t. V, p. 533 et suiv. {Fonts baptismaux), et Dict. du v^obilicr, t. I, p. 319; Gailhabaud, t. IV. Jusqu'au quinzième siècle, le baptême se donnait par immersion.