‹ Saint Louis et son tempsChapitre 156 sur 207 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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2. Ihid., p. 65 et suiv. M. Léon Gautier pense que les conduclus étaient d'anciens tropes que l'on chantait toutes les fois qu'il se faisait à l'aute quelque évolution liturgique, par exemple pour accompagner (conducere) le diacre à l'autel. (Le Monde, 28 août 1872.) — Le mot a pu être pris en des sens différents.

3. Sur les divers instruments de musique^ voy. dans VHistoire littéraire, t. XVT, p, 24, et t. XXIV, p. 752, deux énumérations très-longues, par des trouvères du temps. Amaury Duval a joint à la pièce qu'il reproduit des notes explicatives. On en trouve une autre énumération dans îe roman en vers de Floriant et Florète, récemment publié (1873) avec

Par les exemples que nous avons don nos, on voit que le dédiant, né dans l'Église, s'était aussi développé au dehors. L'Église en retenait la meilleure part. Les déchanteurs étaient tout à la fois compositeurs et exécutants : c'est parmi eux que l'on prenait les maîtres de chapelle et les organistes; et Notre- Dame de Paris peut revendiquer les noms les plus anciens et les plus fameux, au moins dans leur temps : Léonin « l'excellant organiste », Pérotin « le grand »*. Mais les trouvères et les trouhadours, qui étaient en même temps poètes et musiciens, et qui, dans les premiers temps, chantaient eux-mêmes leurs compositions en s'accompagnant de la vielle, ne se contentaient pas de la simple mélodie; ils composaient dans le genre plus compliqué qui était en honneur. Dans leurs vers, ils parlent des motets, des trebles (trios), des quadruples (quatuors) qu'ils composent; et des morceaux qui se rattachent à des noms connus parmi les trouvères (^Adam de la Halle, Gilon Ferrant, et peut-être aussi Andrieu de Douai, GilLebert de Berneville, Jacques de Cambrai, Jocelin de Bruges, Jacques de Cyzoing, Audefroy le Bastard, Jean Bodel, etc.) se retrouvent dans le manuscrit de Montpellier*. Les jonglerurs mêmes, à qui les trouun grand luxe, sous le patronage du marquis de Lothian, par M. Francisque Michel (v. 5960-5976); et d'autres encore dans maint autre passage auquel M. Francisque Michel renvoie par sa note 58 sur ce roman, p. Lviii. — Les miniatures des manuscrits en donnent souvent des représentations figurées. Dans Tévangéliaire de la Sainte-Chapeiie, on voit aux Noces de Cana un ménestrel jouant de la vielle (violon). (Bibl. nat.. folio latin, n" 17326, f" 18, recto); dans le Psautier de saint Louis {ihid., n" 10525, f" 175), on trouve dans la même sccne une clochette, une guitare, une harpe et un autre instrument à corde dont joue la personne assise. Cf. un vitrail du treizième biècle reproduit par "VVillemin, t. I, pi. CVI, etc.

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