‹ Saint Louis et son tempsChapitre 158 sur 207 · E. de Coussemaker, VArt harmonique, p · texte numérisé non relu

E. de Coussemaker, VArt harmonique, p

2. Jlislor. de France, t. XX, p. 385, et F. Faure, t. II, p. 439-440.

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sir, et (|u il détournait ses fils et ses laïuiliiTs de ces inepties; qu'il se plaisait, au contraire, et se donnait tout entier aux louantes divines et aux cantiques, et (ju'il mettait ses délices dans la douceur des voix dont l'église résonnait*. » Oue taint Louis ait préféré les chants de l'iilglise aux chants profanes, cela n'est pas douteux; qu'il n'ait eu (jue du mépris pour les chants impudiques de certains trouvères ou pour les farces des histrions, cela n'est pas moins vraisemhlahle, et il paraît constant (on en trouverait la trace dans les comptes^, qu'il n'avait pas de ménestrels attachés à sa maison, comme il y en avait chez maint seigneur. Les six troubadours qui étaient avec le ménestrel du comte de Provence dans le cortège de Marguerite quand elle vint recevoir le sacre à Sens', ne demeurèrent pas à la cour, mais ils ne s'en retournèrent pas les mains vides. On trouve dans les dépenses de la cérémonie 112 livres 20 sols 12 deniers pour le salaire des ménestrels au couronnement, et 10 livres pour celui du comte de Provence'. Les ménestrels de divers seigneurs reçurent aussi, à cette occasion, des dons du roi*; et l'on voit figurer, non pas seulement des chanteurs, mais de véritables jongleurs, dans les fêtes célébrées à l'occasion du mariage de son frère, le comte d'Artois, avec Mathilde, fille du duc de Brabant, fêtes où furent armés jusqu'à cent quarante nouveaux chevaliers. Albéric de Trois-Fontaines, ou l'auteur de la Chronique continuée sous son nom, parle d'un ménestrel qui alla à cheval sur une corde roide, et d'autres (c'était

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