‹ Saint Louis et son tempsChapitre 175 sur 207 · Villani, 1 VII, ch. xv, p. 199 (Éd. de Florence, InS · texte numérisé non relu

Villani, 1 VII, ch. xv, p. 199 (Éd. de Florence, InS

Naples, seigneur de Florence, sénateur de Rome (tilre dont il se démit d'ailleurs), que lui restait-il à faire pour justifier toutes les inquiétudes de la papauté?

Le pape oublia pourtant ce péril devant un. autre qu'il croyait plus grand.

Les Gibelins, proscrits partout en Italie, à Naples, en Toscane, en Lombardie, avaient tourné les yeux vers celui qui leur restait comme dernière espérance : le dernier rejeton de la maison des Hohenstaufen, Conradin, alors âgé de seize ans. Ils le pressèrent de venir réclamer la succession de son père et de son aïeul, et le jeune prince répondit à cette invitation : son ami, le jeune Frédéric d'Autriche, dépouillé comme lui, voulut s'associer à sa fortune. Conradin descendit avec dix mille hommes en Italie et ne trouva pas de résistance : il y avait en Italie toute une série de villes foncièrement gibelines; il ne s'agissait que d'aller de l'une à l'autre pour être partout bien accueilli. Il fut acclamé à Pavie, à Pise, à Sienne (i2G8). A Rome même, le nouveau sénateur don Enrique, le frère d'Alfonse de Castille, ayant forcé le pape à se réfugier dans Viterbe, entraîna le peuple à se prononcer en sa faveur ; et le jeune Conradin était mené déjà comme un triomphateur, par la troupe des jeunes filles, au Capitole. Quant à la Sicile, elle frémissait sous le joug de son nouveau maître; et la ville de Lucera soulevée attendait le petit-fils de Frédéric \

Clément IV effrayé n'épargna plus rien pour conjurer ce danger. Il lança l'excommunication contre le

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