‹ Saint Louis et son tempsChapitre 185 sur 207 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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3. Voy. encore Geoffroi de Beaulieu, chap. xix; Histor. de France, t. XX, p. 11; GuiU. de Nangis, p. 407, 411 ; Confesseur de Marguerite, p. 96-98; Chron. de Saint-Denis, p. 119.

(1254), il fonda les Quinze-Vingts, hospice destiné à trois cents aveugles et qui en contint davantage*. Vers le môme temps, il accueillit et établit à Paris des religieux de divers ordres : les barrés ou carmes qu'il plaça sur les bords de la Seine, au lieu où furent ensuite les célestins; les sachets ou frères aux sacs, appelés ainsi de la forme de leurs vêtements, et, de leur profession, frères de la pénitence. On lui rapportait l'établissement des mathurins à Paris (mais on les y trouve depuis 1209) et la fondation de l'abbaye de Saint-Antoine, mais il en est parlé dès la fin du siècle précédent : on peut croire que saint Louis se borna à les soutenir de ses dons. Mais il fonda les mathurins de Fontainebleau; il donna aux chartreux sa maison de Vauvert fi 259)*. Il appela des religieux de l'ordre de Saint-Maurice à Senlis et leur constitua un prieuré pour leur faire desservir l'église qu'il avait élevée en l'honneur de leur saint patron (1262-1265)^ Les jacobins et les cordeiiers eurent surtout part à ses munificences. Il donna aux jacobins Cl 263) deux maisons pour agrandir le monastère fondé par eux rue Saint-Jacques, dans la maison qu'ils avaient obtenue de l'Université en 1221 ; il bâtit leurs écoles et leur dortoir du produit de l'amende qu'il avait imposée à Enguerrand de Coucy. De plus, il les établit, dit-on, à Mâcon, sur l'emplacement du palais des anciens comtes, devenu son domaine, et dans un grand nombre d'autres lieux du royaume, notamment à Carcassonne*. Il bâtit l'église des cordeiiers à Paris, en 1262, du même

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