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argent d'Enguerrand de Coucy * ; il est regardé par eux comme le fondateur de leurs maisons à Caen, à Rouen, à Vernon, à Compiègne, etc.*. A cet égard, il rencontrait quelquefois de l'opposition de la part des ordinaires ou des autres couvents. Le 17 août 1257, Alexandre IV lui accorda de fonder un monastère de frères prêcheurs à Compiègne, même si l'évêque de Soissons ou l'abbé de Saint -Corneille, de Compiègne, s'y opposaient \ Il n'oublia pas les femmes dans ce genre de libéralités. Il avait fondé, avec sa sœur Isabelle, la maison de Longchamps*. Il réunit à Paris, dans la maison des Filles-Dieu, grand nombre de femmes qui, par pauvreté, s'étaient abandonnées au vice, et pour leur donner le moyen d'y vivre honnêtement, leur assura quatre cents livres de rente à toujours. Il aida par ses largesses d'autres maisons semblables en diverses villes de France. Il établit de même et dota des maisons de béguines en plusieurs lieux du royaume, notamment à Paris oii il recueillit environ quatre cents femmes, la plupart nobles, réduites à la misère : congrégations moitié religieuses, moitié laïques, originaires du pays de Liège ou du Brabant, qui eurent grande faveur dans leur nouveauté, mais dont la dévotion mal réglée ne tarda point à devenir suspecte^ La condamnation portée au concile de Vienne (1312) contre les bégards ou béguins ne laissa pas que de rejaillir sur les béguines : elles ne furent pourtant pas supprimées et on en retrouve encore dans leur pays originaire.
Il regardait comme le mieux employé l'argent qu'il