Tillemont, t. V, p
2. En 1265, il envoya à Acre l'autorisation d'emprunter en son nom 4000 livres, qui devaient être remises à Geoffroi de Sargines et à Olivier de Termes; les sommes levées en Palestine devaient être remboursées par le roi de France sur le produit de l'impôt du clergé. En 1267, un nouvel emprunt de 4400 livres fut fait en la même forme par l'intermédiaire de la société de Pise. Voy. Servois, Bibl. de l'École des Chartes (1858), p. 118 et suiv. — Le brave Geoffroi de Sargines mourut le 11 avril 1269 (VEsloire de Eracles, I. XXXIV, ch. xii ; Hist. occid. des croisades, t. II, p. 457).
3. Ann. Genucnses, an 1268, ap. Perlz, t. XVIll, p. 264; Tillemont, t. V, p. 21 et suiv., et Rinaldi, Ann. eccl.. an. 1268, n- .52 et 53. Voy. le projet de traité avec Venise, donné par Duchesne (t. V, p. 435), et repro-
Il ne fallait pas seulement des hommes et des vaisseaux : il fallait de l'argent. Le clergé était communément invité à y contribuer en pareille circonstance. Le pape accordait décimes et douzièmes. Urbain IV, on l'a vu, avait ordonné de lever pendant cinq ans, sur tous les ecclésiastiques, le centième de leurs revenus : et cette levée qui devait finir en 1268 durait encore en 1270. Quand saint Louis fut sur le point d'accomplir son voyage, il lui fallut un secours plus considérable. Clément IV ordonna que tout le clergé lui payât, non plus un centième, mais un dixième pendant trois ans, n'exceptant que les ordres engagés eux-mêmes dans la défense de la Terre Sainte, les Templiers, les Hospitaliers et les chevaliefs Teutoniques. Les Églises de Liège, de Metz, de Toul et de Verdun, quoique étrangères au royaume, étaient soumises à la même taxe. Le clergé murmura, députa à Kome, mais le pape reçut fort mal les délégués', et écrivit à ceux qui les envoyaient plus durement encore^
Saint Louis ne voulait pas seulement combattre avec le bien de l'Église : il y voulait d'abord employer le sien; et pour que personne n'en souffrît plus que lui-même, il commença par diminuer les dépenses de sa maison \ Gomme la coutume féodale l'y autorisait dans les circonstances graves, il mit une taille sur ses vassaux et les sujets de ses do-
duit par A. Jal avec corrections et commentaire {Archéol. navale, t. H, p. 305). Voy. aussi les traités avec Gênes, publiés par le même auteur dans ce même mémoire (p. 383 et suiv.), et postérieurement dans les Documents extraits des Bibliothèques (Coll. des Documents inédits de Vhistoire de France), t. I, p. 514, et t. H, p. .50,
1. Extrait d'une chron. de Normandie, Histor. de France, t. XXIII, p. 219-220.
2. Riiialdi, Ann. eccl., 1267, art. 57-59; et pour le tout, Tillemont, t. V, p. 24-32.