‹ Saint Louis et son tempsChapitre 191 sur 207 · Geolïroi de Beaulieu, chap. xxxvii, t. XX, p · texte numérisé non relu

Geolïroi de Beaulieu, chap. xxxvii, t. XX, p

maines'; et du reste, il en avait une autre raison encore : il armait son fils aîné Philippe chevalier. Il arma chevaliers avec lui beaucoup d'autres seigneurs, et il voulut faire, pour tous, les frais de la cérémonie*.

Saint Louis travaillait encore dune autre manière au succès de la guerre sainte. Il déployait plus de zèle que jamais à régler et apaiser les diiîérends entre ses vassaux et ses voisins, à terminer par les voies pacifiques ce qu'on était trop habitué à trancher par les armes. C'est ce que l'on peut voir dans le diflérend du comte d'Armagnac, Géraud, avec la ville de Condom (29 novembre 12G7); dans la querelle du sire de Bourdeille avec la vicomtesse de Limoges (1 267- 1268); dans la petite guerre du comte de Bar et du comte de Luxembourg ('1266-1268) '; et c'est dans la même pensée qu'il faisait renouveler en 1269 la trêve entre l'Angleterre et la Navarre*. Il se préparait personnellement à la pieuse entreprise en faisant droit h tous ceux qui pouvaient avoir des réclamations contre lui : il aimait, on l'a vu, à charger de ces enquêtes, non des agents de son administration, trop portés peut-être à prendre ses intérêts, mais des religieux qui jugeassent en conscience ce qui pour saint Louis était affaire de conscience\ Cette sorte de démarche était une garantie que dans les besoins d'argent nécessités par son entreprise le roi n'excéderait jamais ses droits : et ce fut sans doute

1. Exemple que devaient suivre aussi les autres seigneurs croisés sur leurs propres terres.

2. Tillemont, t. V, p. 34, et les documents qu'il cite. 3. /6ïd. ,t. V, p. 46, 54-61.

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