‹ Saint Louis et son tempsChapitre 192 sur 207 · septembre. Tillemont, t. V, p · texte numérisé non relu

septembre. Tillemont, t. V, p

5. Voy. Tillemont, t. V, p. 54 et 70. On a encore des parties de cette enquête, notamment pour le Vermandois. Voy. une note de M. Boutaric dans les Comptes rendus de VAcad. des inscriptions (1868), p. 81.

pour préserver ses sujets d'exactions plus dommageables en son absence qu'il crut devoir vers cette époque (janvier 1269) expulser les Caorsins et les usuriers ^

Dans un parlement tenu à Paris le 9 février 1268; saint Louis fixa son départ au mois de mai de la seconde année qui allait suivre (1270). Les seigneurs qui avaient déjà pris la croix s'engagèrent à passer la mer avec lui en ce temps-là, et l'annonce qui en fut faite partout réveilla dans quelques âmes encore le zèle de la croisade. Le roi de Portugal, le roi d'Aragon, prirent la croix ; mais le roi d'Aragon rencontra un obstacle inattendu. Être en paix avec soi-même et avec Dieu paraissait toujours la première condition du succès dans la guerre sainte, la première chose à faire avant de s'y engager. Au milieu des nécessités les plus pressantes des saints lieux, les papes ne se départirent jamais de cette règle. Le roi d'Aragon eut beau mettre sa personne et sa flotte au service des croisés, Clément IV refusait son concours, s'il ne commençait par rompre une liaison criminelle, « parce que, disait-il, le Christ ne reçoit pas de devoir d'un homme qui, se souillant par un commerce incestueux, le crucifie pour la seconde fois. » Jacques partit néanmoins, mais il fut arrêté par une tempête et revint en Aragon, rejeté ainsi par la mer, et aussi, dit-on, rappelé par sa dame^

Saint Louis désirait beaucoup avoir également dans sa compagnie Edouard, fils du roi d'Angleterre; mais le pape y répugnait pour un autre motif : il craignait que le roi d'Angleterre ne sût pas tenir

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