‹ Saint Louis et son tempsChapitre 195 sur 207 · Geoflroi de Beaulieu, ch. xli. Ibid., p · texte numérisé non relu

Geoflroi de Beaulieu, ch. xli. Ibid., p

par personne ; que si on la prenait, ses trésors seraient une grande ressource pour reconquérir et restaurer la Terre Sainte. Enfin on prétendait que le sultan de Baylone (le Caire) en recevait de grands renforts en cavalerie, en armes et en soldats, au grand dommage des chrétiens d'Orient. On croyait donc que si cette fatale racine était extirpée, la Terre Sainte et la chrétienté tout entière y trouveraient le plus grand bien ^

Toutes ces raisons étaient de pures chimères : la seule véritable, c'est que Tunis, rendu tributaire de la Sicile depuis le temps du roi Roger II, avait cessé de payer, depuis la conquête française, le tribut à Charles d'Anjou^ Bien plus, le sultan de Tunis avait favorisé Texpédition de Conradin. Tandis que le duc d'Autriche et Frédéric Lanza faisaient appel aux Gibelins de Lombardie et de Toscane, Henri et Frédéric de Castille, qui s'étaient mis au service du sultan, avaient organisé, évidemment de son aveu, un corps de troupes pour débarquer en Sicile 3; et quand la bataille de Tagliacozzo eut arrêté leurs projets, c'est à Tunis que les partisans de Conradin avaient cherché un refuge : c'est de Tunis que pouvaient donc venir quelque tentative de revanche de la part des vain-

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