Histor. de France, t. XXIU, p
2. Marlène, Ampliss. collcct., 1. 1, col. 1188, et Histor., deFr., t. XXHI, p. 637, § 133. On fit l'enquête, et il fut prouvé par les froda Normanni.r qu'ils étaient tenus au service d'armes avec plus ou moins de milice, de même que rarcbevéque de Rouen, les évèques de Baveux. d'Évreux, de Séez, les abbés de Fécamp, de Saint-Ouen de Rouen, de Saint-Etienne de Caen, de Jumiéges, de Sainte-Catherine, de la Trinité-du-.Monl, de Saint-Denis en France, de Bernai, du .Mont-Sainl-Michel, de Saint-Évroul d'Ouche, l'abbesse de Montivillier et le prieur d'Anfray. (La Roque, Traite du ban et arrière-ban, p. 54.)
guerre. Il garda jusqu'aux derniers temps de la monarchie un maréchal féodal pour l'assister lors des convocations du ban et de l'arrière-ban'.
Les villes, enfin, doivent être comptées dans l'énumération des forces militaires aux temps féodaux. Quand elles étaient érigées en communes , elles avaient leur milice, milice permanente, soit pour se protéger, et sous prétexte de protection il leur arrivait aussi de prendre l'offensive^, soit pour servir dans les conditions fixées par la charte communale. Quand elles n'étaient pas communes, elles avaient au moins ordinairement des chartes particulières qui réglaient leurs obligations en hommes ou en argent.
Armée du roi.
Voilà ce qu'était en général la milice sous le régime de la féodalité, et Ton peut voir déjà quels devaient être les premiers éléments de l'armée royale.
Le roi, comme seigneur, avait, dans les conditions que nous venons de dire, le concours des seigneurs, des églises, des villes et des roturiers de son domaine : celui qui avait un fief servait de sa personne; celui qui en avait deux venait avec un autre chevalier'. Le sire de Montmorenci servait avec dix-neuf
1. La Roque, Traité du ban et arrière-b^n, p. 75. Les abbayes devaient surtout des charrois pour les expéditions royales. Voy. « les noms des abbaies qui doivent charroi au roy toutes fois que le corps du roy va en guerre en quelque lieu que ce soit. » {Histor. de Fr., t. XXIII, p. 732; cL p. 723.)