‹ Saint Louis et son tempsChapitre 4 sur 207 · Voy. Gérin, les Veux i ragmaliques sanctions, p · texte numérisé non relu

Voy. Gérin, les Veux i ragmaliques sanctions, p

2ti CHAPITRE XIII.

tfiir Kail Knseii, cl en (Iciiiicr lieu |»;ir M. (irriii, dont le livre ;i fait l'objet d'un article fort savant de M. Viollei dans la Bibliothèque de l'école des Cliartes\ C'est à cet article et à ce livre que nous renvoyons surtout <n (|ue nous emprunterons les principaux traits de notre exposé.

L'ari:;iimcntation de K. Tliomassy, reprise par M. Gérin, porte sur la pièce nicMne et sur les témoignages dont elle a été l'objet.

Et d'abord, quant au document^ on peut l'examiner dans le fond et dans la forme. Sur le fond, les adversaires remarquent : 1" que saint Louis paraît vouloir rétablir la pureté des élections canoniques : or, disent-'Js. au treizième siècle le mal qu'il se fut agi de guérir n'existait pas; 2° l'article 3 prohibe la simonie: cv, il n'y avait pas de simonie alors; 3" l'acte est un manifeste contre le saint-siéi>e : or, rien de tel ne se passe en France, et saint Louis était avec le saint-siége dans des rapports qui rendent invraisemblable une pareille attitude. Quant à la forme de la pièce, tout y trahit le faussaire. La suscription Lwlo-

vicus ad perpeluam rei memoriam n'est pas usitée

dans les actes de saint Louis. La formule ad perpr- (iiam rei memoriam est du style de l'Église romaine; et quant au mandement final vniversis justiriariis^ of^ciariis, etc., il n'est pas plus que la suscription dans les habitudes de saint IjOuîs'.

A ces preuves intrinsèques les adversaires de la pragmatique joignent les preuves tirées des circonstances extérieures. La pragmatique de saint Louis n'est pas citée avant le quinzième siècle; et cepen-

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