‹ Saint Louis et son tempsChapitre 43 sur 207 · Ibid., p. 682 d, j · texte numérisé non relu

Ibid., p. 682 d, j

les prisées ou évaluations qui en sont citées pour quelques époques.

Une prisée du temps de Philippe Auguste comprend en deux sections ce qui est dû en sergents, chariots et argent : 1 ** par les abbayes et les villes qui n'avaient pas de communes; 2° par les communes. Quelques villes ne sont portées que pour des sommes d'argtmt, s'étant rachetées du reste : la prestation d'un sergent était remplacée par trois livres. Une autre prisée du treizième siècle offre un tableau analogue par bailliage. Le premier donne 5435 sergents et 13 069 livres; le second 6200 sergents et 11 763 livres*. Il faut remarquer qu'il ne s'agit ici que des abbayes de l'ancien domaine royal et des villes relevant immédiatement du roi. Le roi mettait sur pied bien plus de sergents et recevait des contributions bien plus fortes, puisque, dès le milieu du treizième siècle, toutes les abbayes et les communes de France furent tenues à l'ost envers lui, non-seulement dans les guerres nationales, mais dans les guerres royales'. Et ce n'étaient pas seulement les roturiers, habitants des villes ou dépendants des abbayes : ceux qui relevaient des seigneurs durent, dans les guerres générales, être amenés comme les autres. En outre, les règles du service féodal cessèrent d'être appliquées aux roturiers. On les força à sortir des limites de la seigneurie et à servir plus de quarante jours. Seulement, au delà du temps qui était dû selon la coutume, on leur payait une solde'. Enfm on ne distingua plus entre les guerres nationales et les guerres intérieures ; et on les contraignit à prendre

1. Boutaric, Instit. milit., p. 20H-207. Voy. pour la première prisée !e texte publié dans les Histor. de France, t. XXIII, p. 722.

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