‹ Saint Louis et son tempsChapitre 68 sur 207 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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Brunetto cité plus haut, mais dans les pays étrangers, en Angleterre, par exemple, parmi les moines anglo-saxons, il fallait, comme le soupçonne Victor Leclerc, qu'il y eût des livres pour l'enseigner ^

La dialectique ou l'art de raisonner avait été ramené par la scolastique à la pratique des règles posées par Aristote : c'était le syllogisme appliqué à un certain nombre d'axiomes et, trop souvent, le raisonnement remplaçant la raison. Nous en reparlerons à propos de deux sciences dont elle ne devait être que l'instrument et dont elle fit son domaine : la philosophie et la théologie.

La rhélorique^ placée avec raison à la suite de la dialectique, était gâtée plutôt que formée par elle, vu le caractère qu'avait pris l'art de raisonner. On citait pourtant encore Cicéron et Quintilien, sinon Aristote ([u'on eût bien fait de ne pas tant négliger ici; et Hrunetto Latini abrège en soixante-neuf chapitres les rhéteurs anciens, sans les rendre trop méconnaissables ^ Les figures de rhétorique furent ce qu'on en retint le mieux, et c'est ce qui empoisonna la littérature de la fin de ce siècle et du siècle suivant.

un ne pourrait pas signaler beaucoup plus de progrès dans les sciences qui formaient le quadrivium : arithmétique, géométrie, astronomie et musique.

Les mathématiques avaient été rendues suspectes par l'abus qu'en avaient fait les charlatans. Dès l'empire romain, le nom de mathématicien était devenu synonyme de magicien; et le mot ne fut pas réhabilité au moyen âge. Mais la science véritable auquel il s'appliquait n'avait pas été proscrite pour cela. On apprenait Y arithmétique avec Boëce, et Al-

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