‹ Saint Louis et son tempsChapitre 73 sur 207 · Daunou, /. l., p · texte numérisé non relu

Daunou, /. l., p

3. Quesnay, Histoire de l'origine et des prifjrrs de In chirurgie en France; P. Dujardin et Peyrilbe, Histoire de la chirurgie depuis son origine jusqu'à nos jours, cités par Pouchel, l. /., y. o4.'j-ô4o.

natomie était en quelque sorte proscrite, que TarL tl'Hippocrate et de Galien s'apprenait uniquement dans les traductions de leurs livres, ou sur les traces des Arabes qui, les premiers, les avaient traduits et commentés. Mais pour l'anatomie, l'antiquité et les Arabes n'avaient guère fait davantage. Le respect religieux des morts avait toujours empêché de chercher dans leurs dépouilles les secrets les plus utiles à la vie. Galien n'avait disséqué que des singes; c'est sur un squelette mis au jour par l'éboulement d'un tombeau qu'Abdallatif avait pu faire des observations propres à redresser les erreurs de ce dernier auteur ; et le christianisme n'avait pas pour les morts un culte moins sacré que la religion des païens ou des Arabes. C'est au treizième siècle que l'intérêt de la science fit pour la première fois violence à ce sentiment, et (on ne s'en étonnera pas) il en faut faire honneur non à saint Louis, mais à Frédéric II. Sur les instances de son médecin, l'empereur établit une chaire où l'anatomie humaine devait être enseignée tous les cinq ans\

Chimie et sciences naturelles.

La préparation des remèdes était intimement liée à la science qui en prescrit l'usage. Les anciens en avaient indiqué les recettes dans les ouvrages de Dioscoride et de Galien. Les Arabes ne s'étaient pas bornés à les commenter : ils y avaient ajouté beau-

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