Pouchet, l. l., p
SAINT LOUIS II — 1j
194 r.HAPITHE XIX.
coup par leurs observations personnelles et par leur pratique*. On "peut citer pour le treizième siècle le dictionnaire d'lbn-Beithar% qui mourut au Caire l'année même où saint Louis partait pour son expédition d'Egypte (1 248). Nos médecins étudiaient la pharmacie dans la traduction de ces livres et la pratiquaient encore par eux-mêmes. Il n'y a point trace d'apothicaire dans le livre des métiers d'Etienne Boileau.Ce fut encore ici Frédéric II qui prit l'initiative. Il défendit d'ouvrir une officine avant d'avoir subi un examen devant les médecins*.
La pharmacie touche à la chimie : les deux sciences peuvent s'emprunter l'une à l'autre et se prêter leurs procédés. L'une comme l'autre pourrait prétendre à une haute antiquité. Les produits chimiques ont devancé de longtemps la chimie. On a su extraire les métaux du minerai, ou mélanger les corps, avant de se rendre compte théoriquement de leurs combinaisons. Les Phéniciens et les Égyptiens pour les émaux et les verres colorés, les Chinois, pour la porcelaine, étaient arrivés à une perfection qui n'a guère été surpassée de nos jours *. Ici encore les Arabes au moyen âge ont précédé, les populations de l'Occident, et laissé la trace de leur passage dans plusieurs des noms qui sont restés aux instruments ou aux produits de ce genre de travail (alambic, alcool, etc.). Mais la chimie au nuoyen âge, et un peu sous leur direction, fut particulièrement l'alchimie, science audacieuse qui ne voulait pas seulement pénétrer