Lebeuf, État des sciences, etc., p
k. Ce poëme, comme le Ligurinus, appartient au dernier quart du dou-
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Gilles de Paiis alla puiser dans les traditions nationales, quand il fit ses quatre chants du Carolinus. Malheureusement, de ce grand sujet, c^ui produisit dans la langue vulgaire tant de chansons de seste fameuses, il ne sut faire qu'un exercice d'école. Il s'était proposé dans ses quatre chants de retrouver les quatre vertus cardinales "en son héros; et, bien qu'il ne soit pas resté rigoureusement astreint à cette démonstration, il en retient toujours l'attache de la scolastique. Il ne retrouve de verve que quand, rel)renant son naturel et l'esprit vrai de son temps, il glisse de l'épopée à la satire pour montrer dans un cinquième chant, indépendant d'ailleurs de son premier ouvrage, que ces quatre vertus qu'il a cherchées dans Charlemagne ne se trouvent pas dans Philippe Auguste sous lequel il écrit*. Le principal poëme latin du treizième siècle, c'est le poëme consacre à ce prince, qui n'eut peut-être pas les vertus requises par Gilles de Paris, mais n'en fut pas moins un grand roi, la Philippide de Guillaume le Breton. On y trouve les inconvénients que je signalais dans les sujets contemporains ; mais dans le temps, on en était sans doute peu choqué, et à distance il garde au moins pour nous l'intérêt de l'histoire sous une forme qui n'est pas d'ailleurs à dédaigner: c'est de tous les ouvrages de cette sorte celui qui, par le talent, se rapproche le plus du Li(jurinus-. Un autre, Nicolas de Braie, a célébré en dix-iiuit cents et(|uelques vers, non pas la vie entière de Louis VIII, mais
zième siècle. Voy. la notice de Gautier dans VUist. littér. de la l'rance, t. XV, p. 100.
1. Hisl. litSer. de la France, t. XVII. p. 43 et suiv. Gilles de Paris est encore signalé comme ayant fait des corrections au poëme de Pierre de Riga. [Ibid., 26.)