Sur la tenson, voy. Diez, /. l., p. 192 et suiv
2. Voy. Raynouaid, Choix des poésies originales des Troubadours, t. II, p. 155 et suiv.; Fauriel, Hist. de ta poésie provençale (ouvrage posthume), t. II, p. 21, 42, 90 et suiv., et Diez, l. L, 2' partie, p. 87 et suiv.
3. Sur la poétique des troubadours, voy. Fauriel, L L, t. III, p. 249 et suiv. : « Ce fut, dit-il, dans la seconde moitié du douzième siècle que les troubadours se firent une poétique plus variée et plus complète; qu'ils divisèrent le; genres de leur poésie. Ce fut surtout alors qu'ils introduisirent dans le mécanisme de leur versification et en général dans leur diction poétique des artifices et des rafruiements exagérés qui furent une des causes de sa prompte corruption [ibid-, p. 264);» et ailleurs il accuse
divers eurent à la fin du douzième siècle et au commencement du treizième des interprètes célèbres : Pierre Vidal , un des plus renommés par ses vers comme par ses aventures ' ; Elias Cadenet, dont nul n'a surpassé la grâce et la naïveté dans l'aubade otla pastourelle*; GaucelmFaidit, fort goûté de Pétrarque'; Rambaud de Vaqueiras^ qui a d'autres titres à l'estime que ses tensons^ par exemple sa complainte sur la mort de BéatrixdeMontferrat*; Blacas, seigneuret troubadour, plus célèbre comme seigneur pour sa munificence que comme troubadour pour ses vers; mais célébré par les troubadours en raison de sa munificence*; Folquet de 3Iarseille, qui après avoir pratiqué les arts de la gaie science en Provence, en Languedoc, en Espagne, accueilli partout avec faveur, et sans rival pour ses chants amoureux, trouva de plus mâles accents au lendemain de la fatale journée d'Alarcos (18 juillet 1195), et, passant delà vie de cour à la vie religieuse, se fit, comme évoque de Toulouse, une réputation de tout autre nature : son sirvente pour appeler les peuples à la défense de la chrétienté menacée par les Maures marque cette transition dans sa carrière et pouvait présager l'ardeur qu'il déploierait contre les ennemis de la foi^
Arnaud Daniel, un des troubadours les plus vantés, d'avoir, par ses raffinements, le plus contribué à perdre la poésie provençale (t. II, p. 41). Voy. aussi Diez, /. /. {la rime), p. 99-106.