‹ Saint Louis et son tempsChapitre 97 sur 207 · Ibid., t. XX, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. XX, p

3. Ibid., Aicarts del Fossat, au contraire, avait célébré cette lutte prochaine par pur amour de la bataille, comptant bien que l'aigle ne triompherait pas des lis. On croit qu'il périt lui-même parmi les soldats de Charles dans ce grand combat, {Ihid., t. XLX, p. 524.)

■2/i0 CIIAPITHK XX.

Turcs et aux Arabes lil)erlé entière de lout envahir'. Un «Chevalier du temple » s'en prend au pape (Urbain IV) du tort qu'il fait à la Terre Sainte en y recrutant;, par des indu licences, des croisés contre Manfred au lendemain du Jour où succombaient déjà les places fortifiées par saint Louis, Césarée, Arsur :

Et l'on échanf^c, s'écric-t-il, la sainte croisade contre la guerre de Lorabardie! Nos légats, je vous le dis en vérité, vendent Dieu et les indulgences pour de l'argent'^.

Guillaume Fabre, riche bourt^eois de Narbonne, qui, selon l'expression du poète Bernard d'Auriac, tenait toute l'année chez lui atelier d'excellents vers' (voilà oii en arrivaient les troubadours!), s'en prend tout à coup aux rois et au pape. Il reproche au pape de ne pas imposer la croisade au roi le plus estimé qu'il y ait au monde et qui lui obéit. S'il s'agit de Charles d'Anjou qui était vassal du Saint-Siège pour le royaume de Naples, le vœu de Fabre se réalisa. Charles, nous le verrons, ne prit que trop part à la croisade où mourut saint Louis. Raymond Gaucelm, de Béziers, un autre troubadour sédentaire, fit un sirvente sur la mort de saint Louis pour provoquer à une nouvelle croisade*. Cette voix ni les autres ne furent plus écoutées.

Je viens de dire ce que devenaient en France les troubadours. Avec le sentiment qu'ils avaient pour les nouveaux souverains de la Provence et de Toulouse, on comprend qu'ils se soient portes plus vo-

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