Ihid., t. XIX, p. ri
4. Ibid., p. .")9I. 11 y en eut d'autres encore : par exemple une complainte de Daspol, poète que M. P. Meyerafait connaître dans ses Dfrnicrs troubadours de la Provence, p. 36 et suiv.
lonticrs au dehors et qu'ils v aient pris domicile'. Mais les cours italiennes ou espagnoles, malgré l'ascendant que la littérature provençale y gardait comme forme poétique, étaient des centres bien factices pour elle. Elle n'y avait point racine, elle y vécut tant qu'elle fut ravivée par des immigrations venues du dehors. Quand elle languit en France, elle ne pouvait plus envoyer à l'étranger des rejetons de la mère patrie ; elle devait donc y dépérir aussi et laisser reprendre aux langues indigènes leurs droits dans ce domaine comme dans le reste*. Bientôt même les hommes de langue d'oc subiront à leur tour l'iniluence des idées qui dominent dans leur propre pays, ils imiteront les romans d'aventures, les œuvres faites en France; ils finiront par écrire en français ^
Poésie lyrique et poésie légère. — Trouvères,
La poésie que cultivaient les troubadours dans les provinces du Midi ne comptait pas au Nord de moins nombreux et de moins fervents interprètes. Si la langue y était moins mélodieuse, le vers moins assoupli à toutes les fantaisies d'un rhythme capricieux, l'inspiration n'en était pas moins vive ; et l'on peut dire qu'avec un instrument moins harmonieux et peut-être moins de dextérité à le manier, les trouvères surentfaireentendre des accents plus pénétrants et plus