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En creusant davantage ce sujet, on apprendra sans doute que chaque individu versait un franc par jour sur sa solde à la masse de la cuisine.
Deux élèves, désignés chaque semaine, ont la mission délicate d’administrer cette importante partie de notre instruction militaire.
Ils s'en acquittent habituellement avec conviction, leur rô!e consistant à compter les tonneaux de vin qui arrivent, à peser le pain, la viande, à écouter les doléances des grincheux.
Ils sont assistés dans ces diverses opérations par le capitaine de semaine, qui tranche tous les litiges.
Ce qui est une excellente leçon d'initiative personnelle pour les deux cièves, qui se reposent de leur ardue besogne en dégustant ensemble, après tout le monae, de succulents petits repas intimes, où l'intervention du capitaine n'était pas à craindre.
C'était le triomphe du libre arbitre.
La serviette, le couvert et le rond jouaient à l'Ecole un rôle prépondérant.
Chaque individu, à sa sortie de table, prenait son couvert roulé dans son rond, et l’emportait à l'étude, où une installation bien trouvée et tout indiquée lui était faite dans les tiroirs des tables de travail.
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Malheur à l'élève qui laissait traîner son couvert.
Quelques jours de consigne lui apprenaient de suite que fourchettes et couteaux étaient faits pour être enfermés dans le casier des plumes et crayons, loin de tout regard.
Nous ne savons ce qui se passe actuellement à l'Ecole, mais il faudra regretter longtemps cette saine tradition, qui nous forçait à étudier l’art militaire, avec nos serviettes sous le nez.
À part le réfectoire, la cantine offrait aux élèves une petite salle noire, quelques tables et bancs en bois, d'assez mauvaises boissons, et un hangar pour les attardés.
Les jours impairs, jours désignés pour l’intérieur, on s’entassait à la cantine pour y jouir des émotions qu'engendre une partie de manille à quatre.
On ne se doutera jamais jusqu’à quel point la manille est attachante.
Il y aurait ici à enregistrer pour mémoire bien d’autres souvenirs : les promenades dans les villes voisines, la baignade, les courses, le blanchisseur, certaines histoirescroustillantes, divers autrestypes
212 SAINT-MAIXENT. — PETITS SOUVENIRS de sous-officiers instructeurs, les ruses employées pour obtenir des journaux, et d’autres encore.
Nous laissons à une plume plus autorisée le soin de traduire dignement à la postérité les événements et les hommes importants dont il s’agit, ne nous sentant pas de force à buriner dans l’histoire de l'Ecole des sujets aussi remarquables.
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