LUTTE CONTRE LES ANGLAIS. 1 I
le il mars 1390, lorsque Saint-Malo ne voulait être ni à la Ligue factieuse, ni au Roi huguenot, et que son gouverneur, le comte de Fontaine, prétendait livrer la ville au Béarnais'. Après ce coup d'éclat, les habitants se gouvernèrent quatre années par euxmêmes, faisant, en leur nom, des traités, le commerce et la guerre (1590-1394). La République malouine ne prit fin qu'à l'abjuration de Henri IV.
Les Bourbons savaient l'arl de gagner à l'unité royale et nationale les plus fières cités, Henri et ses successeurs s'assurèrent les services et l'obéissance de la nôtre en lui envoyant des gouverneurs de son choix, en respectant ses anciens privilèges, en lui en octroyant de nouveaux, en dirigeant son activité et ses armes contre les Anglais, l'adversaire de prédilection. C'est en combattant l'Angleterre que Saint-Malo est devenu Français,
Dès le xiii' siècle, en effet, les Malouins aident Philippe- Auguste à chasser l'Anglais de Normandie (1204), saint Louis à le « bouter » hors de Saintonge (1242). Puis, durant la guerre de Cent- Ans, ils suivent Blois contre Montfort ; en 1378, ils jettent à bas des brèches les chevaliers de Lancastre^; en lio:;, ils ravagent Yarmoulh ; en 1423, ils coulent une flotte anglaise dans la baie du M ont-Saint- Michel et sauvent