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LES BAINS

En 1833, le docteur Chapel, dans un rapport à Tadministration municipale, démontra les avantages qu'offrirait à la ville un établissement de bains de mer utilisant notre magnifique plage. Aussitôt, sur l'initiative de M. Midy, une société d'habitants zélés s'occupa de réaliser le projet indiqué. Il aboutit trois ans plus tard 1(1838).

L'Établissement des Bains fut alors installé au terreplein Saint-Thomas, sous le Chùteau, tel à peu près qu'il existe aujourd'hui. Des cabines, en forme de pavillon, montées sur chariot attelé, descendent à la grève par la cale de VÉvenlail et, suivant l'état de la marée, s'avancent dans la vague ou reculent devant elle.

Cet établissement n'a, du reste, autre monopole que celui de louer sur la Grande Grève des cabines roulantes.

Aussi se baigne-t-on ailleurs. Aussi, entre la porte Saint-Pierre et la poterne des Beys, un second établissement dresse-t-il, sur le sable de Bon-Secours, ses tentes plus modestes. Bien des familles de Saint-

1. Avant cette époque, un ancien corsaire, Aimable Sauveur, louait déjà aux baigneurs quelques cabines de toile, près de rÉventail.

2l8 LA VILLE MUNICIPALE.

Malo qu'effrayent le luxe et la foule des « étrangers » le recherchent de préférence.

N'oublions pas enfin la plage populaire, la grève de Malo, réservée aux hommes et aux jeunes garçons, qui peuvent s'y baigner en caleçon court. Quel vrai Malouin n'a pas fait, à la nage, le tour du rocher fameux? Après s'être signé, toutefois, selon le vieil usage.

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