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aucun compte de ces restrictions , le même ministre
adressa à tous les préfets , le vendémiaire an IX
(septembre ou octobre 1800) , une circulaire dans laquelle il leur recommandait une surveillance plus active sur ce point. « Depuis le 18 brumaire, citoyen « préfet, disait-il, vous savez quelle a été l'indultt gence du gouvernement envers les prêtres însert mentes. J'en ai autorisé un grand nombre à rentrer « dans leurs foyers, et pour toute condition je leur « ai prescrit de faire la promesse de fidélité à la < Constitution de la République
« Ce n'est que par leur empressement à faire cette « promesse que les prêtres déportés peuvent rassu- « rer sur les intentions qui les dirigent en demandant f à rentrer dans leur patrie. Cependant beaucoup « de ceux qui ont profité de l'indulgence du gou- « vernemenl et qui savaient que cette garantie était « la condition de leur retour, sont revenus avec c l'intention de ne pas la donner , et ils Font « refusée *. »
En conséquence, il ordonnait à ces fonctionnaires d'arrêter à la frontière tout ecclésiastique qui refuserait préalablement de prêter le serment exigé.
Encore que cette formalité fût par le fait innocente, les mesures tyranniques et schismatiques des régimes précédents étaient bien un motif suffisant pour inspirer des craintes et des hésitations aux prêtres fidèles. Toutefois les rigueurs du ministre de la police ne furent pas exécutées, tant elles répugnaient à la conscience publique ; et d'ailleurs elles