Tillemont, Higt. des Emper., IV
2. Cf. Cod. Théodos.. lib. XII, tit. I, leg. 69 et 50. Voyez TAppendice.
3. Cf. Appendice, à la fin de ce vol., et Cod. Théodos., lib. XII, tit. I, leg. 50.
4. D'après Sozomène {Hi«t. écoles., lib. III, cap. 14), il était suntetgmatoâ'cMsy ou chef de deuœ cohortes, c'est-à-dire de 256 soldats romains, lorsqu'il quitta la milice.
solitude, au bout de deux ou trois ans. Cette espérance arrêta notre bienheureux II attendit; mais il se considéra dès lors comme dégagé de toutes les responsabilités de son commandements *
Cependant les barbares , profitant de la guerre civile, qui décimait les troupes romaines dans les champs de Mursa * (351, septembre) et dans les plaines de ritalie (352), envahissent les Gaules, qu'ils livrent au pillage. D'autre part, une partie des villes de la Gaule se révoltent contre le tyran Magnence, que la victoire abandonne, et qui se donne la mort (août 353).
Constance, resté seul maître de Tempire, tourna ses^armes contre deux rois allemans • , qui , plus que les autres, avaient profité des dissensions intestines de l'empire pour ravager nos provinces gauloises. Et, résolu d'aller les châtier jusque dans leurs pays, il appela ^us ses ordres toutes les légions de la Gaule, parmi lesquelles fut comprise celle de saint Martin.
C'était au commencement de Tannée 354. L'hiver était rigoureux, et les soldats romains ne parvinrent qu'au prix * de mille difficultés et à travers des pas-
1. Qua Martinus exspectatione snspensus per biennium fere posteaqnam est baptizatus, solo Ucet nomine, militavit. {Sulpic. Sever. Vita S. Martini^ cap. III.)
2. Mursa était une ville située dans la Pannonie inférieure, c'est-à-dire dans la province même où naquit saint Martin.