‹ Saint Martin et son monastère de LigugéChapitre 118 sur 153 · Libanius, orat · texte numérisé non relu

Libanius, orat

Hais si saint Martin n'avait que douze ans de service lorsqu'il demanda son congé à Tempereur Constance, quel titre pouvait-il faire valoir pour obtenir cette grâce , puisque le temps de rengagement militaire était au moins de ^mnj^ean^, d'après la loi romaine? Cette difficulté, qui a frappé Gervaise, peut se résoudre par le même moyen que la précédente, j^veux dire par la confrontation du texte de Sulpice Sévère avec les lois du Code Théodosien. Écoutons Sulpice-Sévère *. t Après la vision dans « laquelle il vit Jésus-Christ glorifier son acte de • charité envers le pauvre d'Amiens, il s'empressa de f recevoir le baptême (ad baptismum convolavit), c Néanmoins il ne renonça pas aussitôt après à la f milice, vaincu par les prières de son triinm , avec « qui il vivait dans la plus grande intimité, et qui « lui promettait , s'il voulait atteindre la fin de son

« tribunat, de renoncer avec lui au siècle Mar-

« tin au César : Jusqu'ici j'ai milité pour toi, souffre c que désormais je milite pour Dieu^ Je suis soldat du « Christ : il ne m est pas permis de paraître dans les « COMBATS. » Les dernières paroles de ce texte n'ont peut-être pas été assez méditées. Elles prouvent d'une manière évidente que saint Martin, par cela même qu'il avait reçu le baptême, se croyait en droite et même obligé en conscience (non mihi licet) de se retirer du service militaire. Cette persuasion, tout étrange qu'elle paraisse aujourd'hui , ne manquait

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