‹ Saint Martin et son monastère de LigugéChapitre 29 sur 153 · Mémoire tur Ligvgé, p · texte numérisé non relu

Mémoire tur Ligvgé, p

2- Bien qae les Actes de saint Savin disent qu'il était iiîUu gemellvs, il parait par tout le récit que son frère était mort.

de soin à lui procurer une éducation aussi solide que brillante *.

Ainsi cultivé, son esprit éprouva le besoin d'élargir le cercle de ses connaissances par quelques voyages utiles et agréables. C'était alors, comme aujourd'hui, la grande passion des jeunes gens de famille.

Il se rendit d'abord à Sabaste (ou la Barte en Lavedan), où il paraît avoir eu quelques parents ; puis il se dirigea vers la cité des Poitevins, dont l'un de ses parents, nommé Eutilius, avait l'administration civile et militaire avec le titre de comte. Eutilius reçut Savin comme un envoyé de la Providence. Depuis longtemps il cherchait pour son fils un précepteur digne de toute sa confiance, et voilà que son jeune parent lui apparaissait comme un trésor composé de tous les parfums de la vertu et de tous les ornements de la science.

C'était la réalisation de l'idéal qu'Eutilius avait rêvé pour son fils.

A cette époque, c'est-à-dire vers le commencement du v» siècle *, les hommes de noble extraction ne rougissaient pas d'enseigner les lettres et les sciences à un jeune fils de famille. C'était même un moyen de parvenir aux honneurs publics : témoin la bril-. lante carrière parcourue par le poète Ausone.

Le comte Eutilius cependant sut apprécier comme il le méritait l'acte de dévouement de son vertueux

Page 1