‹ Saint Martin et son monastère de LigugéChapitre 36 sur 153 · I. Snpra^ p · texte numérisé non relu

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ferventes inspirations qu'il devait un jour réaliser sur le trône épiscopal d'Autun et jusque dans la mort. Ursinus, devenu abbé de son monastère, ne négligea pas ces excellentes relations ; et lorsque , après la mort de saint Léger, Ansoald^ qui avait succédé à Didon, son parent, sur le siège de saint Hilaire, chercha un historien pour retracer la vie et les vertus du saint martyr, il pria Ursinusdese charger de cette œuvre de justice et d'amité. Et c'est ainsi que l'un des plus précieux documents sur la jeunesse, l'épiscopat, la mort et surtout les vertus de saint Léger, est sorti du cloître de Ligugé, à la fin du vil® siècle. Nous ne dirons rien de l'importance de Ligugé, au VH« siècle, au point de vue civil. Un triens ou tiers de sol d'or mérovingien dont nous avons déjà parlé et portant pour exergue : sci martini locoteiaco *,

semble prouver que notre abbaye avait alors assez d'importance pour avoir acquis le droit de faire battre monnaie en son nom : privilège qui ne s'accordait qu'aux grandes basiliques du royaume, monastiques ou cathédrales.

1. (Cf. Bullet, de la Société des Antiq. deVOue^t 1862, p. 16, et 1864, p. 495.) L'artiste mérovingien a commis une erreur dans l'empreinte du triens, en écrivant lobotkiaco au lien de LOCOTEIACO ; mais ces sortes d'erreurs, d'après les numismatistes, sont assez fréquentes. La forme Logotsiaoo se lit également dans les Actes de S. Savin (n® 2) ; ce qui prouve l'antiquité de ce document.

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