D. Font. Yl
peut-être Ligugé ^ et plusieurs autres, furent de ce nombre. Cepeudant Maillezais demeura sous la dépendance de Saint-Julien de Tours et de son abbé Gauzbert, jusqu'à la mort de celui-ci, arrivée le 27 septembre de l'an 1007 •. Le duc d'Aquitaine saisit cette occasion pour achever la fondation de sa mère, et récompenser le prieur ïheudelin, dont il avait fait l'un de ses plus intimes conseillers. Theudelin fut élu premier abbé de Maillezais (1008).
Une fois revêtu de ce titre, le nouveau prélat mit en œuvre toute son habileté pour rendre son monastère l'un des plus florissants du Poitou, sous tous les rapports ; et il réussit au delà de ses espérances.
Lorsqu'il signa la charte relative à l'église de Mézeaux en faveur de l'abbaye de Saint-Cyprien, dont nous parlions tout à l'heure, il revenait probablement de Rome, où il avait accompagné le duc Guillaume, et avait obtenu la confirmation, par le pape Sergius V, de l'érection de son monastère eu abbaye '. C'était le début de l'influence immense qu'il devait exercer en Poitou et en Touraine, pendant les trente-huitans qu'il vécut encore. Né de parents juifs, converti dans sa jeunesse au christianisme, instruit dans la vie religieuse par saint Maïeul, abbé de Cluny et disciple de saint Odon, esprit actif, entreprenant sous une apparence modeste, on peut dire de lui qu'il avait les défauts et les
1. Je place Ligugé parmi les monastères réformés pur TOrdre de Clunj , parce que sa destinée se rattacha plus tard à œlle de Maillezais, qui appartenait incontestablement à cet Ordre au XI* siècle, comme on le Toit par Tacte de l'élection de Tabbé Goderannus. (1060. )