‹ Saint Martin et son monastère de LigugéChapitre 49 sur 153 · Annal Bened. LXix · texte numérisé non relu

Annal Bened. LXix

2. Oallia Christiana^ III, 560. -— Mabillon, Vetera Analect., edit. in-fol., p. 480-482.— Martèn.,-4«ipW«*. coîlecth, 1, 913 et seq.

au seul souvenir de son nom : en sorte que ses confrères et ses amis lui donnèrent le surnom de Martin. Et ce surnom lui resta comme un témoignage permanent de son amour envers le grand Apôtre des Gaules '. Par ses conseils et ses soins, une chapelle de Saint-Martin fut érigée dans l'église abbatiale de Gembloux ; et on le voyait souvent prosterné dans cet oratoire, où il puisait ce zèle ardent pour la discipline monastique et pour Thonneur de la maison de Dieu qui le dévorait. Il ne tarda pas à faire des progrès rapides dans la science des saints, aussi bien que dans les diverses branches des connaissances humaines cultivées de son temps. H paraît même avoir exercé dans son abbaye la fonction de Scolastique^ et il s'en acquitta avec une distinction si parfaite, que sa réputation s'étendit dans toute l'Allemagne savante. Parmi les amitiés que lui créèrent ses relations scientifiques, nous devons remarquer, entre toutes, celle de Philippe de Heinsberg , successivement chancelier de l'empereur Frédéric Barberousse, doyen, puis archevêque de Cologne, savant et vertueux courtisan, qui devait faire oublier par de grands actes de courage en face des prétentions impériales*, plusieurs années passées dans le schisme des antipapes créés par le César d'outre-Rhin. C'est à ce prélat que Guibert- Martin adressa le plus grand nombre de ses lettres intimes, et c'est par l'une d'elles que nous avons eu

1. Adeo ut jam non solo suo proprio nomine, quod est Guibertusy sed... quod ei sedulus exhibet, Guibertus-Martinus jam passim, ubi notus est, appellatur. ( Veter. Analect. loc. cit.)

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