‹ Saint Martin et son monastère de LigugéChapitre 57 sur 153 · D. Fout XXI, 503 (v · texte numérisé non relu

D. Fout XXI, 503 (v

fidèles d'abord à leur parole, ses enfants. Engelelme le Jeune , Pierre et Bernard ses frères, avaient de nouveau juré de ne plus empiéter sur les droits de Fabbave, ni sur la liberté des habitants deBouresse*. Mais lorsque, cent ans après, Hélie de la Vergne devint seigneur de Lussac par son mariage avec Elisabeth de la Celle, il y avait longtemps que tous ces serments solennels étaient oubliés. Aussi essayat-il par toutes sortes de rapines d'établir un pouvoir tyrannique sur les paysans du prieuré. Arrêté dans ses déprédations par une sentence d'interdit qui fut lancée sur ses terres, il accepta enfin un compromis proposé par Guillaume Prévôt, évêque de Poitiers, Philippe de la Vergne, son parent, sous-doyen de la cathédrale, et Hugues X de Lusignan, son suzerain. Mais les considérants, sans doute mis en avant par ce dernier, peu favorable à la cause des moines, laissèrent une large porte à de nouveaux conflits *.

Simon du Cimau était à peine devenu le troisième époux de la veuve d'Hélie de la Vergne, qu'il saisit une occasion de renouveler les violences de ses prédécesseurs. Un homicide ayant été commis sur le territoire de la paroisse de Bouresse, l'abbé de Nouaillé, Raerius, de la noble et ancienne famille de Tilia (ïeil), s'était empressé de faire appréhender le coupable et l'avait incarcéré dans la prison de l'abbaye. Les seigneurs parsonniers de Lussac , Hélie de la Vergne, Guillaume Chenin et Simon du Cimau , allèrent aussitôt revendiquer le prisonnier ;

Page 1