‹ Saint Martin et son monastère de LigugéChapitre 59 sur 153 · Dom Font, xxii · texte numérisé non relu

Dom Font, xxii

pour les conduire à la guerre, selon son bon plaisir. Agnès y consentit volontiers, et Tabbé et ses moines, dit la charte , en remercièrent très-dévotement ladite dame *. Qui ne croirait que tout devait finir par des serments, jurés à la face de tant de témoins? Il n'en fut rien néanmoins. Dix ans après, en 1238, Elisabeth, avec ou sans l'assentiment de son mari, s'emparait de tous les revenus du prieuré de Bouresse, objet de ses constantes convoitises ; et ses hommes d'armes livraient ces pauvres champs, déjà dévastés, au pillage et à l'incendie. Pendant deux ans la châtelaine du Cimau confisqua ainsi à son protit les biens du prieur désarmé contre sa tyrannie. Ce ne fut qu'au mois de janvier 1241, après la mort de Simon du Cimau, qu'elle reconnut enfin sa faite et consentit à restituer une coupe d'argent doré que l'abbé de Nouaillé avait été contraint de lui donner en gage du paiement de redevances qu'elle réclamait *. Simon du Cimau, avons-nous dit, était descendu dans la tombe. Où avait-il choisi sa sépulture ? Car à cette époque les barons aimaient à désip^ner l'église de leur prédilection dans laquelle ils désiraient être enterrés. Ce fut probablement dans l'église de Fontaine-le-Comte : car Agnès, fille de sa f(îmme Elisabeth, choisit cette église pour le lieu (lésa dernière demeure. Simon l'avait faite héritière de sa terre du Cimau. qui passa, par elle, entre les mains des seigneurs de l'Ile-Bouchard '.

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