‹ Saint Martin et son monastère de LigugéChapitre 66 sur 153 · Boiitaric. loc. citât · texte numérisé non relu

Boiitaric. loc. citât

façon déplorable pendant les deux siècles de son existence. L'orgueil et les vices qu'il produit, avaient perverti la plupart de ses membres à tel point que, dès l'an 1259, des plaintes graves s'étaient élevées contre eux * , et que plusieurs Papes avaient déjà eu la pensée de supprimer ces chevaliers arrogants et corrompus, ou de les réunir aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Le roi Philippe le Bel^, qui convoitait leurs richesses immenses, sut habilement exploiter cette situation , et représenta à Clément V, dès le début de son pontificat, que l'existence de cet Ordre militaire était un péril pour la foi.

Le Grand-Maître du Temple, Jacques de Molay, fut mandé à Poitieis, mais après le départ du roi. Le Pape ne lui dissimula pas les accusations qui pesaient sur son Institut. Comme nous l'apprend notre document, le Grand-Maître protesta de Finnoceïice de ses chevaliers et demanda une enquête sérieuse et juridique. On sait quel en fut le résultat. Le 13 octobre de cette même année 1307. avant l'époque assignée au -^roi par le Pontife pour la reprise de l'enquête, ils étaient arrêtés dans toute la France, et après des interrogations multipliées et des aveux, les uns sincères, les autres arrachés par la violence, ils étaient condamnés comme coupables des crimes les plus abominables.

Mais jetons un voile sur ces horreurs, et revenons à la lettre de Clément V.

Le lecteur a peut-être trouvé futile et vulgaire,

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