Am-pliss, collect. VII
2. Rainaldi, Eût. eccUs, an I29I, n® 30-31. — Rev, des quett. hi^, janvier 1872, p. 17.
dans la lettre du Pape, la mention de ses infirmités et des prescriptions de ses médecins, qui réglaient si impérieusement, à Ligugé, ses occupations journalières. Cependant à cette particularité, si infime qu'elle paraisse, se rattache l'un des faits les plus importants de l'histoire de TAIlemagne occidentale, au commencement du xiv<^ siècle.
L'un de ces médecins, et peut-être le seul à qui fasse allusion la lettre de Clément Y, était Tévéque (le fiâle, Pierre Aichspalter. La Providence semblait i avoir amené des bords du Rhin jusqu'à Poitiers et à Ligugé pour communiquer un peu d'énergie physique et morale au malheureux Pontife accablé par les obsessions incessantes du roi de France. La réputation du célèbre prélat, au point de vue médical, était universelle. Clément Y, sentant que sa maladie prenait de jour en jour plus de gravité, s'empressa de recourir à la science de l'évêque allemand.
Pierre Aichspalter, de son côté, se hâta d'obéir, et arriva à Poitiers dans le courant de l'année 1307 ^ Ses soins intelligents ne tardèrent pas à produire les eifets les plus merveilleux. Le Pape ne se montra pas